Une affaire de dérives sectaires secoue un petit village catalan. Une trentaine de jeunes Néerlandais vivaient sous l’emprise d’un septuagénaire qui imposait ses règles strictes et sa vision du monde. L’enquête révèle un système d’emprise psychologique et de travail dissimulé.
Une communauté fermée implantée à Saint-Laurent-de-Cerdans
C’est dans le village de Saint-Laurent-de-Cerdans, niché dans les Pyrénées-Orientales, qu’une communauté atypique s’était établie. Une trentaine de membres, tous de nationalité néerlandaise et plutôt jeunes, vivaient ensemble sous la direction d’un homme de 73 ans.
La communauté occupait une propriété comprenant des chambres d’hôtes, une piscine et un garage automobile. Le tout offrait une vue imprenable sur les Pyrénées. Avant de s’installer dans le sud de la France, le groupe résidait dans l’Orne.
Un mode de vie inspiré d’Osho
Le leader, identifié comme Jelle B., imposait un fonctionnement communautaire basé sur le travail, la méditation et la liberté sexuelle. Ces principes s’inspiraient des enseignements du gourou indien Osho.
Les membres subissaient des restrictions importantes dans leur quotidien. Les sorties étaient interdites, et toute critique envers le système entraînait des réprimandes. Les enfants du groupe n’étaient pas scolarisés localement, mais fréquentaient une école Montessori située en Espagne.
L’intervention des gendarmes de Montpellier
En février dernier, les gendarmes de la section de recherches de Montpellier sont intervenus pour interpeller le chef de file. L’opération faisait suite à des soupçons de dérives sectaires au sein de la communauté.
Jelle B. a été mis en examen pour emprise et travail dissimulé. Malgré la gravité des accusations, le septuagénaire a été placé sous contrôle judiciaire et remis en liberté.
Des fidèles toujours sous influence
L’enquête n’a pas provoqué la dissolution complète du groupe. Selon les informations rapportées par Midi Libre, une partie des fidèles aurait accompagné leur leader dans un nouveau lieu de résidence.
Le groupe se serait désormais installé dans la région de Cordoue, en Andalousie, poursuivant apparemment leur mode de vie communautaire loin des regards des autorités françaises.

