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Covoiturage : quand l’IA pénalise injustement des parents avec enfants à bord

La technologie au service du respect des voies de covoiturage connaît des ratés inquiétants. De nombreux conducteurs reçoivent des contraventions alors qu’ils circulent parfaitement en règle avec leurs enfants à bord. Un dysfonctionnement qui soulève de sérieuses interrogations sur la fiabilité du système de contrôle automatisé.

Quand la technologie pénalise injustement les automobilistes

Des dizaines d’automobilistes se retrouvent sanctionnés d’une amende de 135 euros sans avoir enfreint la moindre règle. Ces verbalisations erronées concernent exclusivement les voies réservées au covoiturage, équipées de dispositifs de surveillance automatique censés détecter le nombre d’occupants dans les véhicules.

Sur le territoire métropolitain, au moins 49 voies de ce type ont été aménagées. Elles visent à encourager le partage des trajets pour diminuer les embouteillages et les émissions polluantes. Selon les horaires définis, seuls peuvent les emprunter les véhicules transportant au minimum deux personnes, ainsi que les taxis et les transports en commun.

Deux systèmes de radars aux performances inégales

Les autorités ont déployé deux technologies distinctes pour contrôler ces voies spécifiques. Les caméras thermiques constituent le premier dispositif, capables de comptabiliser les passagers grâce à leur signature de chaleur corporelle.

Le second système utilise l’infrarouge couplé à l’intelligence artificielle pour identifier les occupants. C’est précisément cette technologie qui pose problème et génère les verbalisations contestables.

Les jeunes enfants invisibles pour les radars

Le cœur du problème réside dans l’incapacité du système infrarouge à repérer correctement les enfants en bas âge installés dans leurs sièges auto. Cette défaillance technique conduit mécaniquement à des sanctions totalement injustifiées pour des parents circulant légitimement sur ces voies.

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Chaque infraction détectée automatiquement passe théoriquement par une phase de vidéoverbalisation assistée par ordinateur. Un agent assermenté doit examiner et valider chaque cas avant l’envoi du procès-verbal.

La chaîne de vérification humaine remise en question

Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes, exprime publiquement ses préoccupations face à cette situation. Il remet en cause l’efficacité du contrôle humain censé corriger les erreurs de la machine.

“Si la machine n’arrive pas à bien voir l’intérieur d’une voiture, on se dit naturellement que l’agent non plus, et qu’il laisse donc le bénéfice du doute à l’automobiliste. Mais preuve en est que ce n’est pas le cas : des automobilistes sont verbalisés à tort”, déclare-t-il.

Cette déclaration souligne un dysfonctionnement majeur : malgré la présence d’un agent chargé de la vérification finale, les amendes erronées continuent d’être envoyées. La fiabilité de l’ensemble du processus de contrôle se trouve ainsi gravement compromise.

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