Les contribuables mahorais versent au fisc des montants bien éloignés de ceux observés dans l’Hexagone. Cette situation témoigne des spécificités économiques et sociales du territoire, où le niveau de vie demeure significativement plus faible qu’ailleurs en France.
Un écart considérable avec le reste du territoire national
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 610 euros par foyer fiscal en moyenne à Mayotte, contre 2 203 euros à l’échelle nationale. Ce différentiel de près de quatre fois moins illustre les disparités économiques majeures entre le département d’outre-mer et la métropole.
Cette moyenne place automatiquement Mayotte en dernière position du classement français en matière de fiscalité directe sur les revenus.
Pamandzi en tête du classement local
Au sein de l’archipel, la commune de Pamandzi se distingue avec la contribution moyenne la plus importante : 1 190 euros par foyer fiscal. Un montant qui reste toutefois largement inférieur à la moyenne hexagonale.
La capitale économique Mamoudzou arrive en deuxième position avec 894 euros par foyer, confirmant une concentration des revenus imposables dans les zones urbaines principales.
Le classement intermédiaire des communes
Plusieurs municipalités affichent des montants moyens compris entre 600 et 700 euros. Dzaoudzi enregistre ainsi 705 euros par foyer, tandis que Sada atteint 688 euros.
Koungou et Tsingoni ferment ce groupe intermédiaire avec respectivement 667 et 624 euros de cotisation moyenne.
Les territoires les moins imposés
À l’autre extrémité du spectre, quatre communes affichent des moyennes inférieures à 450 euros. Bouéni compte 439 euros par foyer, devant Dembeni avec 433 euros.
Bandrele enregistre 419 euros, mais c’est Kani-Kéli qui présente l’impôt moyen le plus faible de tout le département avec seulement 355 euros par foyer fiscal.
Le reflet d’une réalité socio-économique difficile
Ces données fiscales constituent un indicateur révélateur du niveau de vie globalement faible sur l’ensemble du territoire mahorais. Même dans les communes où la fiscalité s’avère relativement plus élevée, les montants restent très en deçà des standards nationaux.
Cette situation traduit les difficultés économiques persistantes auxquelles fait face le département, marqué par un taux de chômage élevé et des revenus généralement modestes.
Une étude comparative à l’échelle nationale
Ces statistiques s’inscrivent dans le cadre d’une analyse plus large menée par MoneyVox, qui a calculé l’impôt moyen dans près de 35 000 communes françaises.
Un moteur de recherche permet aux internautes de comparer leur ville avec d’autres municipalités du territoire national, offrant ainsi une vision complète des disparités fiscales entre régions.

