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Arbitrage contesté : les Bleus écopent face aux violences paraguayennes

Le match opposant les Bleus au Paraguay a laissé un goût amer aux Français. Si la victoire a été obtenue grâce à un penalty accordé par l’assistance vidéo, de nombreux gestes violents de l’équipe sud-américaine sont passés inaperçus. Une polémique enfle désormais autour de l’arbitrage de cette rencontre houleuse.

Une intervention sélective de la VAR qui interroge

L’assistance vidéo n’est intervenue qu’à une seule reprise lors de cette rencontre : à la 70e minute pour accorder un penalty décisif à l’équipe de France. Une décision salutaire pour les Tricolores, mais qui contraste avec l’inaction totale de la VAR sur d’autres séquences litigieuses.

L’arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev n’a jamais été rappelé par ses assistants vidéo malgré plusieurs actions violentes ou provocatrices commises par les joueurs paraguayens. Des fautes délibérées ont pourtant été identifiées sur Barcola à la 34e minute, sur Mbappé aux 39e et 77e minutes, ainsi que sur Koundé en toute fin de match, à la 95e minute.

Des Bleus révoltés par un jeu déloyal

L’équipe de France n’a pas caché son mécontentement. Plusieurs joueurs, dont Mbappé, Barcola et Cherki, ont qualifié la rencontre de match “sale” émaillé de “coups en traître”. Le sélectionneur Didier Deschamps a également dénoncé la nature physique excessive de cette opposition.

Un temps de jeu effectif anormalement bas

L’ancien arbitre français Tony Chapron, intervenant sur Franceinfo, a révélé que le temps de jeu effectif n’atteignait que 49% de la durée totale. Un chiffre alarmant qui témoigne des nombreuses interruptions et du jeu haché imposé par le Paraguay.

“Je ne sais pas s’il ne siffle rien parce qu’il ne voit rien ou s’il ne siffle pas parce qu’il est dans l’esprit de la FIFA qui, depuis le début de la compétition, a mis dans la tête des arbitres qu’il ne fallait pas siffler de fautes. Ils ont laissé faire depuis le début de la compétition et ça facilite beaucoup le jeu des Sud-Américains”, a-t-il déclaré.

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Le protocole VAR aurait permis des sanctions

Selon le règlement de l’International Football Association Board (IFAB), la VAR peut intervenir pour signaler un carton rouge direct oublié par l’arbitre central. Les assistants vidéo disposent de cette prérogative lorsqu’ils estiment qu’un geste violent mérite une exclusion.

La règle 12 des Lois du jeu précise même qu’une simple “tentative” de violence suffit à justifier un carton rouge, sans nécessité de contact physique avéré. Un cadre réglementaire qui aurait pu s’appliquer à plusieurs situations lors de ce match.

L’avis d’un expert suédois sans appel

Jonas Eriksson, arbitre suédois et consultant pour la chaîne SVT, s’est montré catégorique sur l’action impliquant Cáceres à la 77e minute. Pour lui, un carton rouge aurait dû être brandi sans hésitation.

“C’est un coup porté alors que la balle n’était pas à proximité. Ce n’est pas un accident. Les arbitres assistants vidéo ont vu exactement la même chose que nous. Il est inconcevable que cela ne se solde pas par un carton rouge”, a-t-il affirmé.

Qui est l’arbitre au cœur de la tourmente ?

Ilgiz Tantashev, l’homme en noir de cette rencontre, est un arbitre ouzbek certifié FIFA depuis 2013. Il dirigeait son premier match de Coupe du Monde en tant qu’arbitre central, une expérience qui pourrait avoir influencé sa gestion de la rencontre.

Son bilan en carrière ne laisse pourtant pas transparaître un profil particulièrement laxiste. Selon les données du journal britannique The Sun, il comptabilise 308 rencontres arbitrées, 1257 cartons jaunes et 80 cartons rouges distribués.

La stratégie controversée de la FIFA

L’instance dirigeante du football mondial n’a fourni aucune explication spécifique concernant l’arbitrage de ce match. Toutefois, le contexte général du Mondial 2026 révèle une consigne claire : encourager les arbitres à moins interrompre le jeu pour augmenter le temps effectif.

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Cette directive pourrait expliquer la tolérance excessive manifestée lors de cette rencontre, au détriment de la protection des joueurs et de l’équité sportive. Une stratégie qui suscite désormais de vives critiques dans le monde du football.

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