Les marchés financiers européens ont vécu une séance en dents de scie ce jeudi. Entre tensions géopolitiques au Moyen-Orient et statistiques économiques américaines, les investisseurs ont dû naviguer entre espoir et prudence. La place parisienne a finalement réussi à maintenir le cap malgré un début de journée difficile.
Une séance marquée par la volatilité
L’indice parisien CAC 40 a clôturé en très légère progression de 2,20 points, soit +0,03%, pour s’établir à 8.366,85 points. Cette performance modeste succède à une hausse plus marquée la veille, où le baromètre avait gagné 25,68 points (+0,31%).
La matinée avait pourtant débuté dans le rouge. Les tensions persistantes au Moyen-Orient ont provoqué une flambée des cours du pétrole, pesant sur le moral des investisseurs. Les marchés attendaient également avec anxiété les chiffres de l’inflation outre-Atlantique.
Le soulagement venu d’Amérique
Le tournant s’est opéré avec la publication des données sur les prix à la consommation aux États-Unis pour juin. L’indice a révélé un ralentissement de l’inflation à 3,5% sur un an, offrant un ballon d’oxygène aux places boursières.
Autre facteur d’apaisement : le président américain a abandonné son projet de taxe de 20% sur les navires transitant par le détroit d’Ormuz. Cette décision a contribué à freiner l’envolée du pétrole, même si les cours restaient élevés.
Le pétrole toujours en hausse
Vers 18H30, le Brent de la mer du Nord s’échangeait à 85,11 dollars le baril, affichant une progression de +2,17%. Une hausse significative qui reflète les inquiétudes liées au contexte géopolitique régional.
Les gagnants et les perdants du jour
Le trio de tête
Legrand s’est distingué en terminant en tête avec une hausse de +1,97% à 142 euros. Le spécialiste des infrastructures électriques a profité d’un regain d’intérêt des investisseurs.
Schneider Electric a suivi avec une progression de +1,69% à 273,10 euros, tandis que le Crédit Agricole complétait le podium avec un gain de +1,60% à 17,83 euros.
Le luxe dans le rouge
À l’inverse, le secteur du luxe a souffert. Essilorluxottica a chuté de -2,51% à 165,15 euros, enregistrant la plus forte baisse de la séance.
Kering a également reculé de -2,44% à 244,25 euros, suivi par LVMH qui a abandonné -1,74% pour terminer à 482,95 euros.
Le Slip Français réussit ses débuts boursiers
L’événement du jour reste l’entrée en Bourse de Le Slip Français, emblème du Made in France dans l’univers des sous-vêtements. La marque a fait son apparition sur un marché secondaire avec succès.
Initialement fixée à 14,80 euros, l’action a bondi de +2,03% pour clôturer à 15,10 euros. Durant la séance, le titre a même atteint un pic à 15,90 euros avant de se stabiliser.
Cette introduction constitue un signal positif pour les entreprises françaises souhaitant se financer sur les marchés, dans un contexte où les valorisations du luxe restent sous pression.

