Avec plus de 9 millions de clients pour BoursoBank seul, les banques en ligne s’imposent comme des alternatives crédibles aux établissements traditionnels. Ces acteurs digitaux promettent des tarifs attractifs et une gestion bancaire simplifiée. Mais derrière les arguments marketing, quelle différence réelle entre BoursoBank et Fortuneo, deux poids lourds du secteur ?
Deux champions de la gratuité à égalité
BoursoBank se présente depuis des années comme “la banque la moins chère depuis 18 ans”. Une affirmation que Fortuneo pourrait également revendiquer, puisque les deux enseignes occupent la même position au classement tarifaire, quel que soit le profil considéré : standard, jeune ou premium.
Concernant les opérations bancaires courantes, les deux établissements affichent une gratuité totale. Tenue de compte, virements, prélèvements automatiques, délivrance de carnets de chèques, accès aux conseillers : aucun frais n’est appliqué pour ces services essentiels.
Les cartes bancaires : des nuances qui comptent
L’offre d’entrée de gamme sous la loupe
Du côté de BoursoBank, la Visa Welcome impose des frais dès le deuxième retrait en devise étrangère, avec une commission de 1,69 %. En revanche, aucune pénalité n’est appliquée en cas de non-utilisation prolongée de la carte.
Fortuneo riposte avec sa Mastercard Fosfo, qui offre des retraits illimités sans aucun surcoût, même à l’étranger. Le revers de la médaille ? Des frais de 3 euros sont facturés si la carte reste inactive.
La moyenne gamme : entre conditions et liberté
La Visa Ultim de BoursoBank autorise trois retraits gratuits par mois avant d’appliquer des frais de 1,69 %. Pour obtenir le débit différé, il faut justifier de revenus mensuels de 2 400 euros et de 6 mois d’ancienneté. Le débit immédiat, lui, ne requiert aucune condition particulière.
Chez Fortuneo, la CB Gold Mastercard garantit des retraits gratuits illimités partout dans le monde. L’accès en débit immédiat nécessite un revenu mensuel de 2 200 euros, tandis que le débit différé exige 6 mois d’ancienneté.
Services et innovations : qui fait mieux ?
Paiement mobile et moyens traditionnels
Fortuneo a intégré le portefeuille de paiement mobile Wero, une solution européenne qui gagne en popularité. BoursoBank mise davantage sur la prudence avec une utilisation limitée des chèques : seulement deux chéquiers par an, accessibles après 6 mois d’ancienneté.
Gestion des incidents de paiement
En cas de rejet de chèque, BoursoBank plafonne les frais à 30 euros maximum, contre 50 euros chez Fortuneo. La différence s’accentue avec la lettre d’information pour chèque sans provision : gratuite chez BoursoBank, elle coûte 12 euros chez son concurrent.
Sur les découverts, les deux banques appliquent les mêmes taux : 7 % pour un découvert autorisé et 16 % en cas de dépassement non autorisé.
L’offre premium : un luxe accessible ?
BoursoBank propose une carte Metal haut de gamme, facturée 9,90 euros mensuels. Cette option payante contraste avec la politique de gratuité qui caractérise généralement ces établissements en ligne.
Le verdict : une question de profil
Les voyageurs fréquents privilégieront Fortuneo pour ses retraits illimités sans frais, particulièrement avantageux à l’étranger. Les utilisateurs occasionnels trouveront chez BoursoBank une solution adaptée, sans pénalité d’inactivité et avec une gestion plus stricte mais sécurisante des moyens de paiement.
Pour ceux qui utilisent peu leur carte, l’absence de frais de non-utilisation chez BoursoBank constitue un argument décisif. À l’inverse, les adeptes du paiement mobile et de l’innovation opteront pour Fortuneo et son intégration de Wero.

