Image default
Santé

Contraceptifs hormonaux : alerte sur le risque de tumeurs cérébrales en France

Les autorités sanitaires tirent la sonnette d’alarme. Certains contraceptifs hormonaux largement prescrits en France pourraient favoriser l’apparition de tumeurs cérébrales chez les utilisatrices de longue durée. Une campagne d’information d’envergure est actuellement déployée pour alerter les femmes concernées.

Une étude scientifique dévoile un lien préoccupant

Les travaux menés par EPI-PHARE ont mis en lumière une corrélation entre l’usage prolongé de désogestrel et le développement de méningiomes. Ces tumeurs, qui constituent 30 % des tumeurs cérébrales, restent heureusement bénignes dans la majorité des cas.

Selon les chercheurs, le danger demeure statistiquement limité : un cas supplémentaire apparaît pour 67 000 femmes utilisant cette molécule contraceptive. Néanmoins, le risque s’intensifie significativement avec la durée d’exposition et l’âge des patientes.

Les profils les plus vulnérables

Deux catégories de femmes présentent une sensibilité accrue à ce phénomène. D’une part, celles qui recourent à ces contraceptifs pendant plus de cinq ans. D’autre part, les utilisatrices âgées de plus de 45 ans apparaissent particulièrement exposées.

Quels symptômes doivent alerter ?

L’Agence nationale de sécurité du médicament a établi une liste de signes cliniques nécessitant une vigilance particulière. Les céphalées persistantes figurent parmi les premiers indicateurs à surveiller.

Les troubles visuels, la faiblesse musculaire ou encore les perturbations de l’équilibre constituent également des signaux d’alerte. Des difficultés de langage, une perte de mémoire ou l’apparition d’une épilepsie doivent impérativement motiver une consultation médicale rapide.

La position des autorités sanitaires

L’ANSM a entrepris d’adresser des courriers informatifs aux femmes utilisant ces contraceptifs. Cette démarche vise à sensibiliser sans provoquer d’affolement inutile parmi la population concernée.

Découvrez aussi :  Plaques rouges et grains de beauté : signaux d'alerte pour votre santé

Les patientes asymptomatiques ne doivent pas se précipiter chez leur médecin dans l’immédiat. L’agence recommande plutôt d’aborder cette question lors du prochain rendez-vous médical programmé.

Des recommandations claires pour les utilisatrices

L’ANSM met en garde contre l’interruption brutale de la contraception. Un arrêt sans accompagnement médical exposerait les femmes à des grossesses non désirées, situation potentiellement plus problématique que le risque identifié.

Une réévaluation annuelle de la méthode contraceptive s’impose désormais. Cette consultation doit intégrer l’âge de la patiente et la durée d’utilisation du désogestrel comme critères décisionnels essentiels.

La liste complète des produits concernés

Les pilules à base de désogestrel seul

Plusieurs spécialités microprogestatives sont visées par cette alerte. Antigone 75 microgrammes, Cerazette 0,075 mg et Elfasette 75 microgrammes figurent parmi les produits identifiés.

S’ajoutent également Optimizette 75 microgrammes ainsi que les versions génériques de Desogestrel 75 microgrammes commercialisées par les laboratoires Biogaran, Cristers et Sandoz.

Les pilules combinées avec un œstrogène

Les contraceptifs associant désogestrel et œstrogène sont également concernés. Desobel existe en deux dosages : 150 microgrammes/20 microgrammes et 150 microgrammes/30 microgrammes.

Mercilon, Varnoline et Varnoline continu complètent cette catégorie. Les génériques Desogestrel/ethinylestradiol des laboratoires Biogaran, EG et Viatris sont pareillement inclus dans la liste.

Les autres dispositifs contraceptifs

L’implant sous-cutané Nexplanon 68 mg fait partie des produits surveillés. Cette méthode contraceptive de longue durée nécessite donc une attention particulière.

Les anneaux vaginaux n’échappent pas à cette vigilance. Etoring 15 microgrammes/120 microgrammes/24 heures, Nuvaring aux mêmes dosages, et la version Viatris Etonogestrel/ethinylestradiol 120 microgrammes/15 microgrammes/24 heures sont concernés.

Découvrez aussi :  Lingerie inadaptée : le piège des infections urinaires à la ménopause

Laissez un commentaire

Postes similaires

Infections virales : des séquelles cognitives durables révélées par une vaste étude

Pierre Durand

Hydratation après sport : pourquoi l’eau gazeuse déçoit face aux électrolytes

Pierre Durand

Rappel urgent : débris de verre dans des confitures Bonne Maman, vérifiez vos stocks

Pierre Durand