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Finances

Sécurité sociale : le plan choc pour réduire drastiquement le déficit d’ici 2026

L’exécutif prépare un plan d’austérité ambitieux pour redresser les comptes de la Sécurité sociale. Alors que le déficit ne cesse de progresser depuis 2023, le gouvernement entend diviser par trois le déséquilibre budgétaire dans les prochaines années. Cette stratégie passe par des mesures touchant l’ensemble des postes de dépenses, des retraites aux remboursements médicaux.

Un déficit colossal à résorber

Les projections financières placent le déficit à 23,2 milliards d’euros en 2026. Face à cette situation préoccupante, l’objectif gouvernemental consiste à réduire d’un tiers ce manque à gagner, inversant ainsi la tendance haussière observée ces dernières années.

Cette ambition nécessite des ajustements structurels sur l’ensemble des branches de la protection sociale.

L’assurance maladie sous contrôle strict

Le projet budgétaire prévoit de limiter la progression de l’Ondam à 2 ou 2,1%, un chiffre nettement inférieur aux tendances récentes. Pour rappel, les augmentations ont dépassé les 3% lors des trois dernières années, entre 2024 et 2026.

Cette contrainte budgétaire vise à freiner la dynamique de dépenses dans le secteur de la santé, traditionnellement l’un des plus gourmands.

Les retraités mis à contribution

Les pensionnés participeront à l’effort collectif via un double mécanisme. D’une part, une désindexation partielle des pensions de base est envisagée, gelant partiellement leur évolution. D’autre part, la niche fiscale sera revue à la baisse.

Protection des plus modestes maintenue

Le gouvernement assure néanmoins que les petites retraites seront préservées de ces mesures d’économie. Concrètement, le plafond de l’abattement fiscal passerait à 3 000 euros, réduisant ainsi l’avantage pour les pensions les plus élevées.

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Arrêts maladie : 2 milliards d’économies visées

Le volet des indemnités journalières représente un gisement d’économies substantiel. L’exécutif table sur 2 milliards d’euros d’économies grâce à une réduction de la durée d’indemnisation.

Des discussions sont en cours avec les partenaires sociaux pour définir les modalités précises. La Cour des comptes suggère également un allongement du délai de carence, une piste qui pourrait être explorée.

Remboursements de soins revus à la baisse

Plus d’un milliard d’euros d’économies annuelles sont attendus grâce à un déremboursement de certains soins et dispositifs médicaux. Cette mesure s’accompagnera d’une hausse des franchises et participations forfaitaires à la charge des assurés.

Ce réajustement touchera directement le portefeuille des patients lors de leurs consultations et achats de matériel médical.

Politique familiale à réinventer

Le Premier ministre appelle à une révision complète de la politique familiale. Dans l’immédiat, les aides personnalisées au logement seront gelées, une mesure qui pèsera sur les ménages modestes.

Parmi les pistes explorées figure la création d’un prêt à taux zéro natalité, destiné à encourager les naissances tout en maîtrisant les dépenses publiques.

Allocations pour étrangers : harmonisation prévue

Une mesure d’alignement concernera les étrangers bénéficiaires d’allocations sociales non contributives. Des délais de carence pourraient être instaurés avant l’ouverture de certains droits, dans une logique d’équité avec les autres dispositifs sociaux.

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