Les ennuis judiciaires s’accumulent pour une élue européenne de La France Insoumise. En l’espace de quelques heures, deux procédures distinctes ont visé la députée, provoquant une vive réaction de son mouvement politique.
Une publication sur les réseaux sociaux à l’origine de la procédure
Jeudi dernier, Rima Hassan a fait l’objet d’une garde à vue pour apologie du terrorisme. Cette mesure fait suite à une publication sur le réseau social X.
Le message incriminé évoquait Kozo Okamoto, une figure associée au massacre de l’aéroport de Tel-Aviv. Ce contenu a été signalé aux autorités judiciaires par Laurent Nuñez.
Le préfet de police a défendu sa décision d’alerter la justice. Selon lui, il était impératif de ne “rien laisser passer”.
Une libération assortie d’une convocation en justice
L’eurodéputée LFI a été remise en liberté le soir même de son placement en garde à vue. Elle devra toutefois comparaître devant le tribunal le 7 juillet prochain.
Laurent Nuñez a tenu à rappeler les limites du débat démocratique : “L’action politique doit rester dans les limites de l’État de droit.”
Des substances découvertes lors de la fouille
Au cours de la procédure, les forces de l’ordre ont mis la main sur des produits suspects. Il s’agirait de substances ressemblant à du CBD et de la 3MMC.
Ces découvertes feront l’objet d’une procédure judiciaire séparée. Les analyses détermineront la nature exacte des produits saisis.
La France Insoumise dénonce des accusations infondées
Manuel Bompard, représentant du mouvement, a vivement réagi à ces révélations. Il assure que Rima Hassan n’avait “aucune drogue sur elle”.
Le cadre de LFI dénonce la diffusion d’informations mensongères visant à salir la réputation de l’élue.
Une deuxième convocation dans une affaire distincte
Les démêlés judiciaires de l’eurodéputée ne s’arrêtent pas là. Dès le vendredi matin, elle était à nouveau attendue par les enquêteurs.
La Brigade de répression de la délinquance aux personnes l’a convoquée au siège de la police judiciaire parisienne. Cette fois, l’affaire n’a aucun lien avec les accusations d’apologie du terrorisme.
Les motifs précis de cette seconde audition n’ont pas été rendus publics pour le moment.

