La capitale bretonne connaît une dynamique immobilière à deux vitesses en ce début de printemps. Alors que certains segments résistent, d’autres montrent des signes de ralentissement face aux nouvelles réalités du marché.
Des prix d’achat qui évoluent différemment selon le type de bien
Les données publiées par SeLoger et MeilleursAgents.com révèlent une situation contrastée à Rennes. En mars dernier, le mètre carré des maisons s’établissait à 4 914 euros, tandis que celui des appartements atteignait 3 899 euros.
Un mois plus tard, les écarts se creusent davantage. Le segment des maisons poursuit sa progression avec un prix au mètre carré atteignant 4 928 euros en avril, soit une hausse de 0,28%. Une tendance inverse se dessine pour les appartements.
Les appartements en léger recul
Le marché des appartements enregistre un repli de 0,72% entre mars et avril. Le mètre carré passe ainsi de 3 899 euros à 3 871 euros, marquant un ajustement notable sur ce segment.
Cette correction témoigne d’un rééquilibrage progressif des tarifs dans le secteur collectif, après plusieurs années de tensions sur le marché rennais.
Un marché locatif remarquablement stable
Contrairement au marché de l’achat, le secteur locatif affiche une stabilité totale durant cette période. Les loyers restent figés à des niveaux quasi identiques pour les deux catégories de biens.
Des tarifs locatifs inchangés
Les maisons comme les appartements maintiennent leur niveau de mars à avril. Le loyer au mètre carré s’établit à 15,20 euros pour les maisons et à 15,10 euros pour les appartements.
Cette immobilité des tarifs locatifs contraste fortement avec la volatilité observée sur le marché de l’acquisition immobilière dans la métropole bretonne.
Comprendre les dynamiques du marché rennais
L’écart entre les prix d’achat des maisons et des appartements demeure significatif. Plus de 1 000 euros séparent désormais le mètre carré moyen entre ces deux catégories de biens.
Cette différence s’explique par la demande soutenue pour l’habitat individuel, renforcée depuis la période post-pandémique. Les acquéreurs privilégient les espaces extérieurs et l’autonomie qu’offrent les maisons.
Le marché rennais continue donc d’évoluer selon des logiques différenciées, reflétant les aspirations variées des ménages qui cherchent à s’installer dans cette métropole en pleine croissance démographique.

