Quelques mois après sa fermeture judiciaire, une plateforme de chat tristement célèbre pour ses dérives criminelles réapparaît sur la toile. Cette résurgence inquiète particulièrement les autorités chargées de la protection des mineurs, qui y voient un véritable défi à l’action publique.
Une plateforme impliquée dans des affaires sordides
Le site Coco a été directement associé au procès des viols de Mazan, l’une des affaires criminelles les plus choquantes de ces dernières années. Dominique Pelicot avait notamment utilisé cette plateforme pour inviter des inconnus à violer son épouse Gisèle Pelicot.
Mais les crimes liés à ce site ne s’arrêtent pas là. Des guets-apens homophobes, des viols, du trafic de stupéfiants et même de la traite d’êtres humains ont été orchestrés via cette interface. Des images pédopornographiques y ont également circulé.
La colère de Sarah el Haïry face à cette réapparition
La Haute-commissaire à l’Enfance a exprimé son indignation face à cette situation. “Le retour du site Coco, c’est une vraie gifle à la promesse de protection”, a-t-elle déclaré avec force.
Sarah el Haïry a promis de traquer sans relâche les responsables de cette résurgence. Selon elle, la plateforme exploite délibérément des failles techniques pour cibler principalement les enfants, population particulièrement vulnérable.
Des procédures déjà en cours
Des démarches judiciaires ont été lancées pour fermer à nouveau le site. L’obstacle principal réside dans le fait que la plateforme est immatriculée à l’étranger, compliquant ainsi l’action des autorités françaises.
Un fondateur sous le coup de poursuites judiciaires
Isaac Steidl, créateur de la plateforme, fait actuellement l’objet d’une mise en examen. Les chefs d’accusation retenus contre lui sont particulièrement graves.
Il est poursuivi pour complicité de trafic de stupéfiants, détention et diffusion d’images pédopornographiques, corruption de mineur via Internet et association de malfaiteurs. Malgré ces accusations accablantes, l’intéressé conteste fermement les faits qui lui sont reprochés.
Un repaire de prédateurs selon les associations
Les organisations dédiées à la protection de l’enfance qualifient Coco de véritable repère de prédateurs. La justice avait d’ailleurs ordonné sa fermeture en juin 2024.
Mais le site a ressurgi sous une nouvelle identité : Cocoland. Cette mutation nominale ne change rien à la dangerosité de la plateforme selon les experts.

