Les consommateurs français de gaz naturel vont devoir faire face à une nouvelle charge financière. Après une première augmentation significative le mois dernier, une nouvelle hausse tarifaire vient alourdir les factures énergétiques de millions de foyers. Le régulateur vient de confirmer cette évolution à la hausse qui s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes sur les marchés de l’énergie.
Une nouvelle hausse tarifaire confirmée pour octobre
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a officialisé jeudi 10 septembre une augmentation du prix de référence du gaz. Cette hausse atteint 6,3% dès le 1er octobre, après une progression de 5,6% déjà enregistrée en septembre.
Le régulateur justifie cette décision par les fluctuations observées sur les marchés de gros. « Conséquence d’une augmentation des prix sur les marchés du gaz au mois d’août comparativement à juillet, le PRVG augmente en moyenne de 6,3 % TTC au 1er octobre (à 182,88 €/MWh TTC contre 172,05 €/MWh TTC au 1er septembre) », précise la CRE dans son communiqué.
Quel impact concret sur les factures des ménages ?
Cette évolution tarifaire se traduira par une charge supplémentaire d’environ 5,28 euros sur les factures mensuelles des consommateurs touchés par cette mesure.
Plus de six millions de ménages sont directement concernés par cette augmentation. Toutefois, seuls les foyers dont les offres sont indexées au PRVG subiront cette hausse.
Qui est épargné par cette augmentation ?
Les ménages bénéficiant d’une offre à prix fixe ne sont pas impactés par cette modification tarifaire. Cette catégorie représente environ 40% des foyers se chauffant au gaz, d’après les données de fin 2025.
Des perspectives inquiétantes pour l’année prochaine
Le régulateur a également livré ses prévisions pour l’année 2026. Les perspectives ne sont guère rassurantes pour le pouvoir d’achat des Français.
« Sous réserve que la situation reste à peu près stable d’ici la fin de l’année, la CRE estime que la facture annuelle 2026 pourrait être en moyenne 10 % plus élevée que la facture annuelle 2025 (soit + 120 € TTC environ), les prix de début d’année ayant été relativement bas », conclut la Commission.
Cette projection suggère une augmentation de 120 euros sur la facture annuelle moyenne, un montant significatif qui pèsera sur les budgets des ménages déjà mis à rude épreuve par l’inflation.

