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Santé

Virus du Nil : 117 cas en France, l’épidémie s’emballe

L’épidémie ne faiblit pas. Depuis le début du printemps, une maladie transmise par les moustiques s’étend progressivement sur le territoire national. Les autorités sanitaires surveillent de près cette progression et multiplient les appels à la vigilance auprès des populations exposées.

Une flambée épidémique qui s’accélère

Entre début mai et le 21 septembre, 117 cas d’infection au virus du Nil occidental ont été officiellement recensés en France. Tous ces cas sont d’origine autochtone, ce qui signifie que la contamination s’est produite sur le sol français.

La semaine précédant le dernier bulletin épidémiologique, pas moins de 25 nouveaux cas ont été détectés. Une accélération préoccupante qui témoigne de la circulation active du virus à travers plusieurs régions.

Deux nouvelles régions touchées pour la première fois

Le virus étend désormais son emprise géographique. Sept régions sont concernées : Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie, Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, mais aussi deux nouveaux territoires.

Les Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire signalent en effet des cas pour la première fois cette année. Face à cette nouveauté, l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire a lancé un appel à une vigilance renforcée.

Un bilan plus lourd qu’en 2025

Les chiffres actuels dépassent largement ceux de l’année précédente. En 2025, seulement 62 cas avaient été rapportés, accompagnés de 5 décès. La situation sanitaire s’est donc nettement dégradée.

Le moustique Culex, vecteur méconnu mais répandu

Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas le moustique tigre qui transmet cette infection. Le responsable appartient au genre Culex, un insecte discret mais implanté dans toute la France hexagonale.

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Ces moustiques demeurent actifs jusqu’en novembre, prolongeant ainsi la période à risque. Le virus circule principalement chez les oiseaux, mais peut infecter les humains et les chevaux lors d’une piqûre.

Des symptômes variés et des complications neurologiques

La plupart des personnes infectées ne développent aucun symptôme. Toutefois, lorsque la maladie se manifeste, elle peut provoquer une fièvre brutale, des maux de tête, des douleurs musculaires ou dorsales, de la toux, un gonflement des ganglions.

D’autres signes peuvent apparaître : éruption cutanée, nausées, douleurs abdominales, diarrhées ou symptômes respiratoires. Le tableau clinique s’avère donc très variable d’un patient à l’autre.

Des formes graves en augmentation en Île-de-France

Les complications neurologiques représentent le danger majeur de cette infection. Les formes neuro-invasives connaissent une augmentation notable en région parisienne.

Les adultes séniors et les personnes immunodéprimées constituent les groupes les plus vulnérables face à ces complications potentiellement graves.

Aucun traitement spécifique disponible

La médecine ne dispose d’aucun médicament ciblant directement ce virus. Seuls des traitements symptomatiques peuvent être proposés aux malades pour soulager leurs symptômes.

Dans ce contexte, la prévention reste l’unique arme efficace. La protection contre les piqûres de moustiques demeure la seule mesure préventive accessible : vêtements couvrants, répulsifs, moustiquaires et élimination des eaux stagnantes.

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