La grogne monte dans les établissements scolaires et universitaires. Face à ce qu’ils considèrent comme un manque de considération flagrant, syndicats enseignants, lycéens et étudiants ont décidé de hausser le ton. Une nouvelle journée d’action nationale s’annonce pour marquer le coup.
Une mobilisation intersyndicale d’envergure prévue le 10 novembre
Un vaste rassemblement d’organisations appelle à la grève et aux manifestations ce mardi 10 novembre. Le mouvement réunit aussi bien les représentants lycéens qu’étudiants et le corps enseignant.
Le Snes-FSU, première organisation syndicale des collèges et lycées, a relayé l’appel commun. Ce front syndical large comprend la CGT, la FSU, FO, Sud, l’USL, l’UNEF, l’Union étudiante, la FAGE et la FSE.
Un gouvernement fragilisé selon les grévistes
L’intersyndicale juge l’exécutif en position de fragilité. Selon elle, le moment est propice pour intensifier la pression et obtenir des avancées concrètes.
L’objectif affiché reste clair : amplifier le mouvement de contestation pour contraindre les autorités à répondre favorablement aux demandes formulées.
Des réponses jugées largement insuffisantes
Les engagements pris par le gouvernement ne satisfont pas les organisations mobilisées. Elles dénoncent des réponses inadaptées concernant les créations de postes, les moyens alloués, l’état du bâti scolaire et l’accès à l’enseignement supérieur.
Ces insuffisances alimentent le mécontentement et justifient la poursuite de la mobilisation sur le terrain.
L’éducation exclue des négociations sur les salaires
Point central de la colère : l’Éducation nationale et l’enseignement supérieur ne figurent pas parmi les secteurs invités aux discussions sur les salaires et le pouvoir d’achat. Une exclusion que l’intersyndicale qualifie de “mépris” de la part du gouvernement.
Une conférence sociale sans les agents publics
Sébastien Lecornu, premier ministre, a convoqué une conférence sociale ce lundi à Matignon. Syndicats du secteur privé et patronat y sont conviés, mais pas les représentants de la fonction publique.
Ces derniers devront patienter jusqu’au vendredi 13 novembre pour être reçus, un décalage qui ne fait qu’alimenter le sentiment d’abandon ressenti par les personnels de l’éducation.

