Octobre marque un tournant dans le paysage économique et social français. Entre hausses des tarifs énergétiques, modifications des aides sociales et ajustements bancaires, de nombreux changements s’apprêtent à impacter directement le portefeuille des Français. Tour d’horizon des principales mesures qui entrent en vigueur.
L’immobilier et le crédit en mouvement
Le secteur du crédit immobilier connaît une évolution notable pour le dernier trimestre de 2026. Les taux d’usure, qui définissent les plafonds de taux que les établissements bancaires ne peuvent dépasser, progressent sur l’ensemble des catégories de prêts.
Pour les emprunts à taux fixe de courte durée, inférieurs à dix ans, le seuil atteint désormais 4,09%, en hausse de 0,02 point. Les durées intermédiaires, entre 10 et 20 ans, voient leur plafond grimper à 4,68%, soit une augmentation plus marquée de 0,11 point.
Les prêts immobiliers de longue durée, de vingt ans et plus, affichent un taux d’usure de 5,40%, avec une progression identique. Quant aux prêts relais, ils culminent à 6,49%, en hausse de 0,10 point. Ces nouveaux seuils restent valables jusqu’au 31 décembre.
Les APL ajustées à la hausse
Les locataires bénéficiant des aides au logement verront leur allocation augmenter de 1,15% à compter du 1er octobre. Cette revalorisation fait suite à l’évolution de l’indice de référence des loyers, qui s’établit désormais à 146,22.
L’énergie pèse sur les budgets
La facture énergétique des ménages français s’alourdit encore. Le prix de référence du gaz naturel subit une augmentation de 6,3% dès le 1er octobre.
Cette hausse s’inscrit dans une tendance observée depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient. Le prix du kilowattheure du PRVG a connu une croissance significative depuis cette période, impactant directement le pouvoir d’achat des consommateurs.
Santé : des changements majeurs dans la prise en charge
Réduction drastique des indemnités journalières
À partir du 15 octobre, les salariés en arrêt maladie de longue durée voient la durée maximale de leurs indemnisations fortement réduite. Elle passe de trois ans à seulement un an, une mesure qui pourrait impacter de nombreux travailleurs confrontés à des problèmes de santé chroniques.
Le plafond des franchises médicales grimpe
Les patients devront désormais débourser davantage au titre des franchises médicales. Le plafond annuel pour les consultations et médicaments bondit de 100 à 140 euros.
Cette limite sera réévaluée chaque année à partir de 2028, laissant présager de futures augmentations. Une mesure qui pèsera particulièrement sur les personnes nécessitant un suivi médical régulier.
Remboursement des médicaments modifié
Dès le 1er octobre, l’exonération automatique pour les médicaments présentant un service médical rendu faible disparaît. Cette suppression affecte les conditions de remboursement à 100% pour certains patients bénéficiant jusqu’à présent de cette prise en charge totale.
Mesures de soutien aux automobilistes
Une bonne nouvelle pour les usagers de la route les plus dépendants de leur véhicule. La prime carburant de 100 euros destinée aux grands rouleurs se voit prolongée jusqu’à la fin de l’année.
Cette extension s’accompagne d’un élargissement du dispositif, permettant à un nombre accru de bénéficiaires potentiels d’accéder à cette aide financière, dans un contexte de prix des carburants toujours élevés.
Simplifications administratives et nouvelles obligations
L’AAH calculée trimestriellement
Pour les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés, le mode de calcul évolue. L’AAH sera désormais déterminée en fonction des ressources du dernier trimestre, permettant une actualisation plus fréquente et théoriquement plus juste des montants versés.
Transparence dans le secteur funéraire
À compter du 1er octobre, les opérateurs funéraires ont l’obligation de remettre aux familles une notice d’information standardisée. Cette mesure vise à améliorer la transparence des prix et des prestations dans un secteur souvent critiqué pour son manque de clarté.
Nouveauté dans les contrats de location
Les baux d’habitation signés ou renouvelés depuis le 1er octobre peuvent désormais inclure une clause résolutoire en cas de défaut de paiement. Cette disposition permet au propriétaire de résilier automatiquement le contrat si cette clause a été intégrée au bail.
Secteur bancaire : tarifs et offres en évolution
Le paysage des banques en ligne se transforme. Monabanq procède à une révision tarifaire de ses services à partir du 1er octobre, rejoignant ainsi d’autres établissements dans un mouvement général de hausse des frais bancaires.
Du côté d’Hello bank!, les conditions d’accès à la formule Prime évoluent. Celle-ci devient gratuite, mais uniquement sous réserve de remplir certains critères spécifiques établis par l’établissement.
Pour attirer de nouveaux clients, les banques en ligne multiplient les offres promotionnelles. Certains établissements proposent jusqu’à 280 euros pour toute ouverture de compte, une stratégie commerciale agressive dans un marché hautement concurrentiel.

