C’est un nouveau géant du e-commerce qui tire sa révérence en France. La plateforme de vente en ligne, autrefois connue sous le nom de PriceMinister, met fin à ses activités hexagonales après des années de déclin face à la concurrence croissante des marketplaces asiatiques.
Une cessation d’activité programmée pour octobre
Le couperet tombe le 1er octobre prochain. À cette date, toutes les transactions d’achat et de vente cesseront définitivement sur la plateforme française. Cette fermeture impacte directement 180 salariés dont l’avenir reste incertain.
L’Espagne connaît le même sort, les deux structures étant étroitement liées sur le plan organisationnel. Une double fermeture qui marque le retrait définitif du groupe japonais de ces deux marchés européens.
Des chiffres alarmants qui expliquent la débâcle
Les indicateurs étaient au rouge depuis plusieurs années. Le nombre de clients s’est effondré de 33% en une décennie, tandis que le trafic sur la plateforme a chuté de 42% sur la même période.
Cette érosion s’explique principalement par l’arrivée massive des plateformes asiatiques sur le marché européen. Face à cette concurrence féroce, Rakuten n’a pas réussi à maintenir sa position.
Des tentatives de sauvetage restées vaines
La direction a pourtant tenté de trouver des repreneurs potentiels. Plusieurs critères avaient été établis pour évaluer les offres : la préservation des emplois, les conditions financières proposées, ainsi que les risques associés et la pérennité de l’activité.
Aucun candidat n’a finalement satisfait à l’ensemble de ces exigences. Les discussions se sont soldées par un échec, scellant le destin de l’entreprise.
L’offre controversée de Pixmania écartée
Parmi les prétendants, Pixmania s’était manifesté avec une proposition visant à “sauver plusieurs dizaines d’emplois”. Le dossier était soutenu financièrement par des actionnaires de renom, dont Xavier Niel.
Malgré ce soutien, l’offre a été rejetée. Les dirigeants de Pixmania ont vivement critiqué cette décision, pointant du doigt la loi Florange et les choix stratégiques de la direction internationale.
De PriceMinister à Rakuten, l’histoire d’une trajectoire brisée
Fondé au Japon en 1997, le groupe Rakuten avait jeté son dévolu sur le marché français en rachetant PriceMinister en 2010. Cette acquisition marquait alors l’ambition du géant nippon de s’imposer en Europe.
Aujourd’hui, le groupe emploie plus de 25 000 personnes réparties dans 30 pays et génère un chiffre d’affaires dépassant les 11 milliards d’euros. Ses activités s’étendent bien au-delà du commerce en ligne, incluant notamment les télécommunications et la publicité.
Mais cette réussite mondiale ne suffira pas à maintenir la présence française. Une page se tourne pour les anciens utilisateurs de PriceMinister.

