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Finances

Achat en ligne hors Europe: nouveau frais de 2 euros par article dès novembre

Les achats en ligne en provenance de l’étranger s’apprêtent à coûter plus cher. L’Union européenne renforce ses dispositifs de contrôle des marchandises importées avec un nouveau frais qui vient s’ajouter aux taxes déjà existantes. Cette mesure vise principalement les géants du e-commerce asiatique dont les volumes d’expédition explosent année après année.

Un frais supplémentaire dès le 1er novembre

À compter du 1er novembre prochain, chaque article importé dans l’Union européenne via des ventes à distance sera soumis à un frais de traitement de 2 euros. Cette nouvelle charge vient compléter le droit de douane forfaitaire de 3 euros mis en place en juillet dernier pour les petits colis.

L’ensemble des 27 États membres sera concerné par cette taxation qui s’appliquera exclusivement aux biens vendus à distance et expédiés depuis l’extérieur du territoire européen.

Financer le contrôle des marchandises

Cette redevance a pour vocation de compenser les dépenses engendrées par le traitement administratif des importations. Elle permettra de financer les déclarations douanières, l’analyse des risques ainsi que les contrôles effectués sur les marchandises entrantes.

Un calcul basé sur les catégories douanières

Le montant final dépendra du nombre d’articles distincts commandés et de leurs catégories douanières respectives. La taxe de 3 euros est en effet calculée selon la classification douanière, et non en fonction de la quantité d’articles identiques.

Des répercussions sur le portefeuille des acheteurs

Bien que les opérateurs commerciaux – vendeurs et plateformes – soient officiellement redevables de ces frais, les consommateurs risquent d’en subir les conséquences. Les prix des produits ainsi que les frais de livraison pourraient connaître une augmentation sensible.

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Les plateformes comme Shein, Temu ou AliExpress disposent en effet de la possibilité de répercuter intégralement ces coûts supplémentaires sur leurs clients finaux.

Bruxelles veut reprendre le contrôle

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large des institutions européennes. Les autorités cherchent à limiter les flux de marchandises de faible valeur tout en réduisant les dangers liés aux produits non conformes aux normes européennes.

L’objectif est également de rétablir une concurrence équitable entre les acteurs du marché, les vendeurs européens se plaignant régulièrement de distorsions concurrentielles face aux plateformes asiatiques.

Des volumes d’importation en forte croissance

Les chiffres justifient ces préoccupations. Pour l’année 2025, les prévisions tablent sur l’arrivée de 5,9 milliards d’articles de faible valeur dans l’Union européenne, soit une progression de 26% comparé à 2024.

La Chine domine largement ce flux commercial avec 93% des importations de cette catégorie, concentrant ainsi l’essentiel des préoccupations réglementaires de Bruxelles.

Une refonte complète à l’horizon 2028

Le dispositif actuel n’est qu’une étape transitoire. À partir du 1er juillet 2028, le forfait de 3 euros disparaîtra au profit de droits de douane classiques, calculés selon la nature précise des marchandises.

Cette évolution s’accompagnera de la mise en œuvre d’un nouveau système douanier européen, destiné à moderniser et harmoniser les procédures d’importation à l’échelle continentale.

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