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Plainte d’Abdelhakim Sefrioui rejetée : le secret des sources en débat

L’un des condamnés dans le dossier de l’assassinat du professeur Samuel Paty voit sa plainte rejetée par la justice. Abdelhakim Sefrioui, prédicateur islamiste condamné à 15 ans de réclusion, contestait des fuites d’informations judiciaires le concernant. Une décision qui ravive les tensions autour de cette affaire qui a bouleversé la France.

Une plainte pour violation du secret rejetée par le parquet

Le parquet de Nanterre a classé sans suite, le 12 octobre dernier, la plainte déposée par Abdelhakim Sefrioui. Le prédicateur dénonçait plusieurs infractions : violation du secret de l’enquête, violation du secret professionnel et recel de ces violations.

Le procureur a justifié cette décision par l’impossibilité d’identifier les auteurs des faits dénoncés. La raison invoquée ? Le secret des sources journalistiques, un principe protégé par la loi française.

Les avocats dénoncent des fuites orchestrées

La défense d’Abdelhakim Sefrioui ne cache pas son mécontentement. Ses quatre avocats – Vincent Brengarth, Colomba Grossi, Francis Vuillemin et Ouadie Elhamamouchi – sont convaincus que des informations judiciaires ont été divulguées à la presse de manière irrégulière.

Un élément attire particulièrement leur attention : la création d’une page Wikipédia consacrée à leur client au moment même de sa garde à vue. Selon eux, cette fiche contiendrait des informations inexactes et proviendrait de sources proches de l’enquête.

Le secret des sources remis en question

Me Vincent Brengarth conteste l’argument du parquet. Selon lui, « le principe du secret des sources » ne devrait pas faire obstacle à l’identification des contributeurs de la page Wikipédia. L’équipe de défense envisage de contester ce classement sans suite.

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Un homme condamné pour complicité terroriste

Abdelhakim Sefrioui purge actuellement une peine de 15 ans de réclusion criminelle. Il a été reconnu coupable d’avoir préparé les conditions d’une infraction terroriste ayant mené à l’assassinat de Samuel Paty.

Le professeur d’histoire-géographie de Conflans-Sainte-Honorine avait été tué en 2020 par Abdoullakh Anzorov, un jihadiste d’origine tchétchène. L’enseignant avait été la cible d’une violente campagne de haine en ligne.

Un rôle indirect mais déterminant

Bien qu’Abdelhakim Sefrioui n’ait jamais été en contact avec l’assassin et qu’il ignorait le projet criminel, la justice lui a reproché son rôle dans le déclenchement de la campagne de haine contre Samuel Paty.

Après confirmation de sa condamnation en appel, le prédicateur islamiste a décidé de se pourvoir en cassation. Il conteste toujours la sentence prononcée à son encontre.

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