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Finances

Smic à 1 700 € : les candidats s’affrontent sur le pouvoir d’achat

La question du pouvoir d’achat s’impose comme un enjeu majeur de la campagne politique française. Entre revalorisation du Smic, réduction des charges et défiscalisation, les candidats rivalisent de propositions pour améliorer les revenus des ménages. Décryptage des principales mesures avancées par les prétendants à l’Élysée.

La bataille du Smic : trois visions radicalement différentes

Une revalorisation ambitieuse à 1 700 euros nets

Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann défendent tous deux un salaire minimum à 1 700 euros nets mensuels. Cette augmentation représenterait une hausse d’environ 15 % par rapport au niveau actuel.

Le leader de La France insoumise souhaite compléter cette mesure par l’organisation d’une “conférence exceptionnelle sur les salaires” destinée à négocier l’ensemble des rémunérations du pays.

L’objectif des 2 000 euros bruts d’ici 2027

Marine Tondelier propose une approche progressive avec un Smic porté à 2 000 euros bruts par mois d’ici 2027. Pour faciliter cette transition, la candidate écologiste prévoit une réduction du taux réduit de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur les salaires.

Le financement des hausses salariales en question

Raphaël Glucksmann détaille son plan de financement en proposant une taxation renforcée des “méga-héritages” à partir de deux millions d’euros. Cette mesure permettrait également de revaloriser la rémunération minimale des stages de plus de deux mois à 1 000 euros.

Du côté communiste, Fabien Roussel privilégie une augmentation de 5 % des salaires et pensions inférieurs à 2 500 euros nets, accompagnée d’une indexation sur l’inflation.

Le camp du refus : priorité à la réduction des charges

Gabriel Attal privilégie l’optimisation du net

Le candidat centriste s’oppose fermement à une hausse du Smic. Il préfère réduire les cotisations sociales pour rapprocher le salaire net du salaire brut, sans augmenter les coûts pour les employeurs.

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Marine Le Pen mise sur les exonérations ciblées

La présidente du Rassemblement national refuse également une hausse directe du Smic, invoquant la charge financière pour les entreprises. Les députés RN proposent plutôt d’inciter à une augmentation de 10 % des salaires via une exonération de cotisations pour les rémunérations allant jusqu’à trois fois le Smic.

Travailler plus pour gagner plus : le retour d’une doctrine

Édouard Philippe relance le débat sur le temps de travail

L’ancien Premier ministre propose d’autoriser les entreprises à négocier une durée de travail supérieure à 35 heures. Cette mesure s’accompagnerait d’une défiscalisation et d’une exonération des cotisations sur les heures supplémentaires.

Bruno Retailleau promet 500 euros nets supplémentaires

Le candidat Les Républicains prévoit une réduction massive des cotisations de 30 milliards d’euros par an. Cette mesure devrait se traduire par environ 500 euros nets supplémentaires annuels pour les salariés, avec une exonération des heures travaillées au-delà de 36 heures.

La CSG dans le viseur de David Lisnard

Le maire de Cannes propose une approche originale avec une baisse de la CSG de 9,2 % à 6,6 % sur les revenus d’activité. Cette réduction permettrait d’augmenter le salaire net sans alourdir le coût du travail pour les employeurs.

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