La bataille pour l’élection présidentielle s’intensifie et les candidats multiplient les annonces pour séduire l’électorat. Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire organisée par le Parti socialiste, vient de dévoiler une mesure phare qui cible directement les jeunes Français. Une proposition qui ne fait pourtant pas l’unanimité dans son propre camp politique.
Une mesure immédiate promise dès le lendemain de la victoire
Le candidat Place publique a présenté son projet présidentiel en mettant en avant une proposition centrale : porter la rémunération des stagiaires à 1 000 euros. Une promesse qu’il compte bien concrétiser rapidement.
Selon ses déclarations, cette mesure sera appliquée « immédiatement, par décret » au lendemain de « l’élection présidentielle 2027 » en cas de victoire. Un engagement fort destiné à améliorer les conditions de vie des jeunes entrant sur le marché du travail.
Des accusations venues de l’aile gauche
Malgré cette annonce sociale, Raphaël Glucksmann fait face à une vague de critiques provenant de militants de gauche, notamment sur le réseau social X (anciennement Twitter). Certains l’accusent de défendre des idées de droite ou d’adopter une ligne centriste compatible avec la politique d’Emmanuel Macron.
Les attaques sont virulentes. Le candidat a lui-même rapporté les propos tenus à son encontre : « C’est pas du tout ce que disent les gens sur Twitter », « Il est de droite, c’est un agent de la CIA, c’est un va-t-en guerre. Limite c’est facho quoi », « Ce type, il est de droite ».
Les Insoumis en première ligne
Les militants et responsables du mouvement de Jean-Luc Mélenchon n’hésitent pas à qualifier le candidat de traître. La députée Clémence Guetté avait notamment écrit en juin 2025 : « Traître au programme du Nouveau Front populaire et va-t-en guerre : un autre Macron est possible ».
Une réponse ironique qui fait le buzz
Face à cette déferlante de critiques, Raphaël Glucksmann a choisi l’ironie. Le lundi 2 novembre, il a publié sur Instagram une courte vidéo aux côtés de l’activiste Benjamin Gault pour répondre à ses détracteurs.
Dans la description de cette vidéo, il écrit avec humour : « Benjamin Gault a raison : ne croyez pas tout ce que vous lisez sur Twitter. (Mais c’est quand même un agent de la CIA) ». Une manière de dédramatiser tout en reconnaissant l’absurdité de certaines accusations.
Benjamin Gault prend sa défense
L’activiste apporte la contradiction aux critiques en affirmant que le candidat est bien « de gauche ». Il cite notamment « ses combats au Parlement européen », comme la lutte contre le génocide des Ouïgours ou contre le géant de la fast-fashion Shein.
Benjamin Gault a également déclaré : « Tu viens de gagner la primaire de la gauche et là le premier truc que t’annonces, ce sont les stages à 1 000 euros pour tous les jeunes ». Un argument destiné à rappeler l’ancrage social de cette proposition.
Un rapprochement qui alimente les polémiques
Les critiques s’appuient également sur le ralliement de figures macronistes à Place publique. Le parti a récemment accueilli Aurélien Rousseau, ancien ministre de la Santé, ainsi que Sacha Houlié, fondateur des Jeunes avec Macron.
Ces arrivées alimentent les soupçons d’une ligne politique plus centriste, créant des tensions au sein de la gauche et fragilisant potentiellement l’unité du camp progressiste en vue de l’échéance électorale.

