Avec le retour des beaux jours et la hausse du mercure, les rayons glacés des supermarchés retrouvent une nouvelle attractivité. Pourtant, derrière ces produits rafraîchissants se cachent souvent des compositions riches en sucre, matières grasses et additifs. Le Dr Jimmy Mohamed, médecin et chroniqueur santé très suivi sur les réseaux sociaux, s’est penché sur la question et livre ses recommandations pour ne pas se tromper devant le congélateur.
Un médecin analyse la composition des glaces sur Instagram
Face à l’engouement pour ces douceurs estivales, le Dr Jimmy Mohamed a décidé d’inspecter différents produits glacés disponibles en grande surface. Son objectif : aider les consommateurs à distinguer les options acceptables des véritables bombes nutritionnelles.
Il partage régulièrement ses analyses sur son compte Instagram, offrant un éclairage scientifique accessible au grand public. Une démarche utile quand on sait que ces produits peuvent contenir jusqu’à une vingtaine d’ingrédients différents.
Le sorbet citron bio Monoprix : un bon élève inattendu
Parmi les produits passés au crible, le sorbet citron bio de Monoprix se démarque favorablement. Proposé à environ 3 euros le paquet de 5 bâtonnets (soit 10 euros le kilo), il affiche une composition minimaliste : eau, sucre et citron.
Cette simplicité le place loin devant les glaces ultra-transformées qui inondent le marché. Sans lait ni crème, ce sorbet présente l’avantage d’être nettement moins gras que les crèmes glacées classiques.
Un Nutri-score C qui reste perfectible
Malgré ses qualités, ce sorbet obtient un Nutri-score C, principalement pénalisé par sa teneur en sucre. Un rappel que même les options “meilleures” restent des produits à consommer avec modération.
Le médecin recommande toutefois de toujours privilégier les produits affichant un Nutri-score, indicateur précieux pour comparer rapidement les références entre elles.
Les Magnum : l’exemple à éviter selon le médecin
À l’opposé du spectre, les célèbres glaces Magnum incarnent ce qu’il faut éviter selon le Dr Mohamed. Vendues autour de 4,09 euros le paquet de 4 (version Almond), elles cumulent les défauts nutritionnels.
Très grasses, très sucrées et très caloriques, elles contiennent environ une vingtaine d’ingrédients. Leur composition intègre notamment des éléments industriels comme le sirop de glucose ou de fructose, caractéristiques des produits ultra-transformés.
Ce type de glace représente exactement ce contre quoi le médecin met en garde : un assemblage d’additifs et de composants peu recommandables sur le plan nutritionnel.
Les critères pour bien choisir ses glaces
Décrypter la liste des ingrédients
Le premier réflexe consiste à vérifier la longueur de la liste d’ingrédients. Plus elle est courte, mieux c’est. Une composition simple témoigne généralement d’un produit moins transformé industriellement.
Il faut particulièrement éviter les sirops de glucose-fructose et la multiplication d’additifs aux noms complexes. Ces éléments signalent un produit fortement remanié.
Opter pour les marques de distributeur
Les marques de distributeur constituent souvent une alternative intéressante. Elles proposent des tarifs inférieurs tout en offrant parfois des compositions comparables, voire meilleures que les grandes marques.
Cette stratégie permet de se faire plaisir sans exploser son budget ni compromettre la qualité nutritionnelle.
Des recommandations de consommation adaptées
Le Dr Mohamed insiste sur un point essentiel : ces glaces doivent rester un plaisir occasionnel, consommé en portion limitée. Il ne s’agit pas de les diaboliser, mais de les replacer dans un équilibre alimentaire global.
Pour optimiser le moment, mieux vaut associer sa glace avec des fruits frais plutôt qu’avec des sauces chocolatées qui alourdissent encore le bilan calorique et sucré.
Une vigilance accrue pour certaines pathologies
Les personnes souffrant de diabète ou de maladies métaboliques doivent faire preuve d’une attention particulière. Dans ces situations, il est vivement recommandé de consulter un médecin pour obtenir un avis personnalisé.
Chaque situation médicale étant unique, les conseils généraux ne peuvent remplacer un accompagnement adapté à son état de santé.

