La France pleure l’un de ses soldats tombé en mission à l’étranger. Le sergent Anicet Girardin, membre du 132e régiment d’infanterie cynotechnique, a succombé à ses blessures après une attaque armée survenue dans le cadre d’une opération de maintien de la paix. À seulement 31 ans, ce militaire spécialisé rejoint la longue liste des soldats français morts au service de leur pays sur le territoire libanais.
Une cérémonie empreinte d’émotion à Suippes
La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a présidé l’hommage national rendu au sergent Anicet Girardin. Cette cérémonie solennelle s’est déroulée au sein même de son régiment d’appartenance, à Suippes, en présence du général Pierre Schill.
Le défunt devient ainsi le 145e soldat français à perdre la vie au Liban depuis le début de l’engagement militaire français en 1978. Un chiffre qui rappelle le sacrifice constant des forces armées dans cette région du monde.
Un parcours militaire dédié à la sécurité
Engagé en 2016 au 132e régiment d’infanterie cynotechnique, Anicet Girardin avait développé une expertise pointue dans la recherche et la détection d’explosifs. Cette spécialisation cruciale pour la sécurité des troupes l’avait conduit jusqu’au sud du Liban.
Dans le cadre de son déploiement, il occupait la fonction d’adjoint-chef de groupe cynotechnique au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, connue sous l’acronyme Finul.
L’attaque du 18 avril qui a coûté la vie à deux soldats
C’est lors d’une mission de reconnaissance que le drame s’est produit. La patrouille à laquelle appartenait le sergent Girardin a essuyé les tirs d’un groupe armé dans une embuscade meurtrière.
Le bilan de cette agression est particulièrement lourd : l’adjudant Florian Montorio a trouvé la mort, tandis que trois autres militaires ont été blessés, dont Anicet Girardin. Ce dernier a été rapatrié en France, mais n’a pas survécu à ses blessures.
Un deuxième hommage national rendu
Florian Montorio, tombé lors de la même attaque, a également bénéficié d’une cérémonie d’hommage national. Les deux soldats sont désormais liés par ce sacrifice commun.
Des responsabilités pointées du doigt
Les autorités françaises, conjointement avec l’ONU, désignent le Hezbollah comme responsable de cette embuscade. L’organisation libanaise réfute toutefois catégoriquement toute participation à cet acte.
Emmanuel Macron s’est exprimé sur cette tragédie en déclarant : “La mort d’Anicet Girardin redit le tribut que la France paye”. Le Président de la République a également souligné la fierté du rôle joué par la France au Liban.
Le chef de l’État a par ailleurs appelé à une condamnation claire des auteurs de cette attaque qui a endeuillé les familles de deux militaires français.

