Face à la flambée persistante des prix à la pompe, le gouvernement frappe un grand coup. Une mesure phare vient d’être dévoilée pour soulager le budget carburant des travailleurs français. L’enveloppe consacrée à ce dispositif atteint désormais 1,2 milliard d’euros, dont 710 millions en aides supplémentaires.
Un coup de pouce financier doublé pour les trajets domicile-travail
Le montant maximum de la prime carburant employeur passe de 300 à 600 euros annuels. Cette aide facultative, versée par les entreprises, vise à couvrir une partie des dépenses liées aux déplacements quotidiens entre le domicile et le lieu de travail.
Cette revalorisation intervient dans un contexte marqué par les tensions internationales qui continuent de peser sur les tarifs des carburants. Les automobilistes, qu’ils conduisent des véhicules thermiques, électriques, hybrides rechargeables ou à hydrogène, sont tous concernés par cette mesure.
Des conditions d’attribution largement simplifiées
Le dispositif connaît une refonte majeure avec la suppression des critères d’éligibilité contraignants. Serge Papin a confirmé cette évolution : “Les critères d’attribution seront supprimés”.
Auparavant, des conditions strictes liées à la résidence ou aux modalités de travail limitaient l’accès à cette aide. Cette simplification administrative devrait élargir considérablement le nombre de bénéficiaires, estimé jusqu’à trois millions de salariés.
Mise en place par les entreprises
Les employeurs disposent de plusieurs options pour instaurer cette prime. Elle peut être activée via un accord d’entreprise, un accord de branche, ou par décision unilatérale de la direction.
La flexibilité du dispositif permet aux sociétés d’adapter leur contribution selon leurs capacités financières et leurs besoins spécifiques.
Une aide totalement exonérée de charges
L’avantage fiscal et social reste intégralement préservé. Le plafond d’exonération de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu grimpe mécaniquement de 300 à 600 euros.
Pour les salariés, cette prime demeure “défiscalisée et désocialisée”, représentant un gain net sans aucun prélèvement. Un atout considérable pour améliorer concrètement le pouvoir d’achat des Français les plus mobiles.
D’autres dispositifs de soutien prolongés
Cette mesure s’inscrit dans un arsenal plus large d’aides aux automobilistes. Le gouvernement maintient plusieurs dispositifs existants et renforce l’aide exceptionnelle destinée aux “gros rouleurs”.
Cette dernière voit son montant doubler, passant de 50 à 100 euros, pour les personnes dont les déplacements professionnels sont particulièrement importants.

