Les dispositifs fiscaux dérogatoires représentent un manque à gagner considérable pour les finances publiques. Alors que le projet de loi de finances pour 2027 fait l’objet d’âpres débats, l’attention se porte sur ces mécanismes qui permettent aux contribuables de réduire leur imposition, mais pèsent lourdement sur les recettes de l’État.
Un débat alimenté par les lecteurs
La publication d’une analyse consacrée aux dispositifs fiscaux les plus onéreux a suscité de nombreuses interrogations. Plusieurs lecteurs ont exprimé leur surprise face à la sélection restreinte de sept dispositifs, alors que quinze mesures étaient initialement évoquées.
James, JL et Dg-33 ont notamment questionné l’absence de certains mécanismes dans la présentation. Ce dernier s’est particulièrement interrogé sur le régime applicable aux assistantes maternelles agréées.
Une focalisation assumée sur l’impôt sur le revenu
L’article originel privilégiait volontairement les sept niches fiscales les plus dispendieuses concernant les particuliers et l’impôt sur le revenu. Cette approche ciblée explique l’absence de nombreux autres dispositifs dans l’analyse initiale.
Pour répondre aux lecteurs, il convient de préciser que le classement exhaustif des dépenses fiscales figure dans les annexes du projet de loi de finances pour 2027, accessible au public.
L’abattement forfaitaire exclu du calcul
Un élément notable mérite d’être souligné : l’abattement forfaitaire de 10% pour frais professionnels n’apparaît pas dans les statistiques officielles. Bercy ne le considère pas comme une dépense fiscale à proprement parler.
Cette déduction automatique est plutôt perçue par l’administration comme une mesure de simplification du système fiscal, et non comme une niche à part entière.
Le cas particulier des assistants maternels
Concernant le régime fiscal spécifique des assistants maternels, les chiffres permettent de contextualiser son absence du palmarès. Ce dispositif génère un coût annuel de 464 millions d’euros pour les finances publiques.
Cette somme, bien que substantielle, ne suffit pas à le faire entrer dans le top 15 des dépenses fiscales les plus importantes. Bercy n’a pas communiqué de données précises sur le nombre exact de bénéficiaires de ce régime.
Une transparence budgétaire perfectible
L’ensemble de ces interrogations met en lumière la complexité du système fiscal français et la multitude de dispositifs dérogatoires existants. La publication des données complètes dans les annexes budgétaires constitue un effort de transparence.
Néanmoins, la diversité et le nombre de ces mécanismes rendent difficile une vision globale pour le citoyen ordinaire, expliquant les demandes récurrentes de clarification.

