Sur la terre battue parisienne, l’expérience a pris le dessus sur la fougue juvénile. Alexander Zverev, tête de série numéro 2, a maîtrisé son quart de finale face à l’Espagnol Rafael Jodar pour décrocher son billet vers le dernier carré des Internationaux de France.
À 29 ans, l’Allemand n’a laissé aucune chance au prodige ibérique de 19 ans, 27e tête de série du tournoi. Une démonstration qui confirme son statut de favori.
Une victoire en trois manches sèches
La rencontre s’est soldée par un succès net en trois sets : 7-6 (7/3), 6-1, 6-3. En 1h43 de jeu, Zverev a fait valoir sa supériorité, particulièrement après avoir sauvé le premier acte.
Le German a ainsi rejoint le cercle très fermé des joueurs ayant atteint au moins cinq demi-finales Porte d’Auteuil, aux côtés de légendes comme Rafael Nadal, Novak Djokovic ou Roger Federer.
Le tournant d’une première manche disputée
L’entame de match a pourtant souri au jeune Espagnol. Jodar a pris les devants en menant 5-2, faisant planer la menace d’un coup d’éclat. Mais l’expérience a parlé.
Zverev a renversé la vapeur pour arracher le tie-break 7 points à 3, après 1h08 d’un combat acharné. Ce basculement psychologique a brisé les espoirs de son adversaire.
Un deuxième set à sens unique
La suite du match a viré au cauchemar pour Jodar. En à peine 34 minutes, l’Allemand a déroulé un jeu implacable pour s’imposer 6-1 dans la deuxième manche.
Le jeune talent ibérique a payé le prix fort de ses deux précédents matchs disputés en cinq sets. La fatigue accumulée s’est fait cruellement sentir face à un adversaire plus frais physiquement.
Un dernier acte sans suspense
Le troisième set n’a été qu’une formalité pour le numéro 2 mondial. Zverev a immédiatement pris le service de son opposant pour mener 2-0, ne laissant planer aucun doute sur l’issue finale.
Jodar, qui rêvait de devenir l’un des plus jeunes demi-finalistes de l’histoire du tournoi parisien, devra attendre pour réaliser cet exploit. À 19 ans, le temps joue encore en sa faveur.
Des similitudes trompeuses sur le court
Malgré leurs différences d’âge et de palmarès, les deux joueurs présentent des points communs troublants. Équipementier, staff technique, style de jeu : les ressemblances sont nombreuses.
Pourtant, c’est bien l’écart d’expérience et de fraîcheur physique qui a fait la différence lors de ce quart de finale. Zverev peut désormais préparer sereinement sa cinquième demi-finale à Roland-Garros.

