Les clients de la Société Générale vont devoir mettre la main au portefeuille. L’établissement bancaire procède à une vague de hausses tarifaires qui touchent l’ensemble de ses services, des cartes bancaires aux crédits immobiliers. Une augmentation généralisée qui alourdit significativement la facture annuelle des usagers.
Les cartes bancaires en forte hausse
Les détenteurs de cartes bleues vont observer une progression notable de leurs cotisations annuelles. Cette révision tarifaire concerne toutes les gammes, des produits les plus accessibles aux offres premium.
Cartes d’entrée de gamme : première ligne touchée
Pour les Visa Classic et Mastercard, la cotisation en débit immédiat grimpe de 51,40€ à 55€. Les formules à débit différé évoluent quant à elles de 45,90€ à 49,10€.
Les jeunes clients ne sont pas épargnés. Leurs tarifs préférentiels passent de 25,70€ à 27,50€ en débit immédiat, et de 22,95€ à 24,55€ en débit différé.
Gamme intermédiaire : une augmentation proportionnelle
Les possesseurs de Visa Premier et Gold Mastercard constatent une hausse plus conséquente en valeur absolue. Le tarif en débit immédiat évolue de 151,70€ à 157€, tandis que le débit différé passe de 145,60€ à 150,70€.
Les formules jeunes suivent la même tendance : de 75,85€ à 78,50€ pour le débit immédiat, et de 72,80€ à 75,35€ pour le différé.
Cartes premium : la facture s’alourdit encore
Les clients privilégiant les Visa Infinite et World Elite/Platinum Mastercard voient leur cotisation en débit différé bondir de 348,35€ à 362,30€. Le tarif jeune grimpe également, passant de 174,18€ à 181,15€.
Même la carte Maestro à autorisation systématique n’échappe pas à la règle, avec une progression de 35,10€ à 36,85€.
Retraits d’espèces : des frais qui se multiplient
Au-delà des cotisations, les opérations courantes deviennent plus coûteuses. Les retraits dans une autre enseigne en zone euro sont désormais facturés 1,20€ au lieu de 1€, à partir du deuxième retrait mensuel pour les cartes classiques.
Les détenteurs de cartes haut de gamme subissent cette facturation dès le troisième retrait mensuel, tandis que les cartes très haut de gamme bénéficient d’un seuil au quatrième retrait, avec un tarif identique de 1,20€.
Services annexes : la tendance générale se confirme
Gestion de la carte bancaire
La réédition du code secret coûte désormais 12,60€ contre 12,10€ précédemment. La refabrication de carte selon la procédure normale passe de 13,50€ à 14,05€.
En cas d’urgence, cette refabrication atteint maintenant 22,50€, soit une hausse depuis 21,70€.
Opérations sur chèques
Les frais d’opposition pour chèque progressent légèrement, de 18,20€ à 18,90€. L’envoi d’un chéquier par courrier simple coûte désormais 2,30€ au lieu de 2,20€.
L’émission d’un chèque de banque s’établit à 17,45€, contre 16,80€ auparavant.
Virements et crédits immobiliers : hausses significatives
Les virements occasionnels effectués via un conseiller passent de 4,80€ à 5€. La mise en place d’un virement permanent coûte désormais 11,10€, soit une augmentation depuis 10,65€.
Particulièrement marquante, la révision des frais de dossier pour crédit immobilier affiche une hausse de 20%. Le plancher minimal grimpe de 500€ à 600€.
Le transfert de PEL ou CEL connaît également une progression, passant de 136,40€ à 141,90€.
Frais de retour NPAI : l’augmentation la plus spectaculaire
C’est sans conteste la hausse la plus impressionnante de cette grille tarifaire. Les frais de retour NPAI (courrier n’ayant pas abouti) bondissent de 12,85€ à 19€.
Cette progression représente une augmentation de 47,86%, une hausse particulièrement marquée qui interpelle sur la politique tarifaire de l’établissement concernant ce service administratif.

