La tension monte entre les partenaires sociaux et l’exécutif. Alors que les rémunérations stagnent depuis 2022, les principales organisations syndicales de la fonction publique haussent le ton face au gouvernement. Le ministre des Comptes publics tente d’apaiser le climat en écartant toute responsabilité des agents dans la dégradation des finances de l’État.
Une mobilisation nationale programmée fin septembre
Sept organisations syndicales majeures ont annoncé conjointement une journée de manifestations le 29 septembre. La CGT, la CFDT, l’UNSA, la FSU, Solidaires, la CFE-CGC et la FA-FP unissent leurs forces pour réclamer des mesures concrètes.
Cette décision intervient après l’absence de réponse gouvernementale immédiate concernant les revalorisations salariales attendues par des millions d’agents publics.
David Amiel défend les agents de l’État
Le ministre des Comptes publics a tenu à désamorcer toute polémique visant les fonctionnaires. Selon lui, ces derniers ne sauraient être tenus responsables de la situation budgétaire dégradée du pays.
“Ce n’est pas de la faute des fonctionnaires. Ce n’est pas (le) nombre d’emplois dans la fonction publique de l’État qui a creusé les déficits publics ces dernières années”, a-t-il affirmé publiquement.
David Amiel pointe plutôt du doigt le poids des dépenses sociales dans l’explosion des déficits publics observés récemment.
Des revendications salariales précises
Le gel du point d’indice au cœur des griefs
Les syndicats réclament une “revalorisation significative” de la valeur du point d’indice, figé depuis maintenant trois années consécutives. Cette absence d’actualisation pèse directement sur le pouvoir d’achat de tous les agents de la fonction publique.
Le retour de la prime attendu
Les organisations demandent également le rétablissement de la prime dédiée au pouvoir d’achat, dont le versement a été suspendu en 2024. Cette mesure avait pourtant permis d’amortir partiellement l’inflation galopante des années précédentes.
Une refonte des carrières réclamée
Au-delà des questions immédiates, les syndicats exigent une refonte complète des grilles indiciaires. L’objectif : garantir une “véritable progression” professionnelle aux agents tout au long de leur parcours.
Un rendez-vous crucial début juillet
Une réunion de négociation est programmée au début du mois de juillet entre le gouvernement et les représentants syndicaux. Les rémunérations constitueront le thème central des discussions.
Le ministre David Amiel a confirmé son intention de recevoir personnellement les organisations pour aborder la question délicate des finances publiques et leurs répercussions sur la politique salariale de l’État.
L’issue de cette rencontre déterminera si la mobilisation du 29 septembre pourra être évitée ou si elle marquera le début d’un conflit social prolongé dans la fonction publique.

