La pression fiscale s’intensifie pour les détenteurs de résidences secondaires. Face à la crise du logement, près de la moitié des communes éligibles ont décidé de frapper fort en 2026. Cette mesure, destinée à libérer des logements, transforme radicalement le paysage immobilier des zones tendues.
Une taxation massive qui s’étend sur le territoire
Le nombre de municipalités appliquant la surtaxe maximale de 60 % ne cesse de progresser. En 2026, ce sont désormais 1 666 communes qui ont choisi d’instaurer cette majoration parmi les 3 689 collectivités autorisées à le faire.
Cette augmentation témoigne d’une tendance claire : 45,2 % des territoires éligibles recourent désormais à cet outil fiscal, contre 44,1 % l’année précédente. Un mouvement qui s’accélère progressivement.
Des écarts considérables selon les régions
La géographie de cette taxation révèle des disparités importantes. La Bretagne se démarque nettement avec 84,6 % de ses communes éligibles ayant adopté le dispositif, suivie par la Nouvelle-Aquitaine à 67,9 % et les Pays de la Loire à 65,1 %.
À l’opposé, certaines régions restent plus réservées. Le Grand Est n’affiche que 29,6 % de participation, l’Île-de-France 29 %, et les Hauts-de-France 28,2 %. La Corse ne recense que 20,7 % d’adoption.
Les départements d’outre-mer se montrent particulièrement prudents avec seulement 5 communes sur 53 ayant franchi le pas, soit 9,4 %.
Un éventail de taux selon les stratégies locales
Parmi les collectivités ayant opté pour cette surtaxe, 688 communes appliquent le taux maximal de 60 %, marquant leur volonté de dissuasion la plus ferme.
La répartition des différents paliers
Les autres municipalités ont choisi des niveaux intermédiaires : 139 communes pratiquent une majoration située entre 40 % et 60 %, tandis que 207 se situent dans la fourchette 30 % à 40 %.
On dénombre également 278 communes appliquant une surtaxe comprise entre 20 % et 30 %, et 354 autres optant pour une fourchette plus modérée allant de 5 % à 20 %.
Un dispositif au service de la crise du logement
Cette politique fiscale vise explicitement à répondre à la forte tension sur le marché immobilier observée dans certaines zones. Les grandes agglomérations de plus de 50 000 habitants sont particulièrement concernées.
L’objectif affiché consiste à encourager les propriétaires à remettre leurs biens peu occupés sur le marché locatif. Les collectivités comptent ainsi augmenter le nombre de logements disponibles pour les résidents permanents.
Des factures fiscales en hausse continue
Les propriétaires de résidences secondaires doivent s’attendre à voir leur note fiscale continuer de grimper. Ce levier financier constitue désormais l’un des principaux outils des municipalités confrontées à une pénurie chronique.
Face à cette réalité, les détenteurs de biens peu occupés se trouvent devant un choix cornélien : accepter la taxation accrue ou libérer leur logement pour la location longue durée.

