L’ancien locataire de Matignon ne mâche pas ses mots. Désormais candidat à la présidentielle sous les couleurs de Renaissance, Gabriel Attal livre une analyse sans concession de la décision politique qui a bouleversé le paysage économique français en 2024. Une charge frontale qui illustre les tensions au sein de la majorité présidentielle.
Une critique virulente contre la dissolution
Gabriel Attal n’hésite pas à pointer du doigt les conséquences désastreuses de la dissolution de l’Assemblée nationale. Selon lui, cette décision a “contribué à quasiment flinguer l’économie française”.
L’ancien chef du gouvernement dénonce une instabilité majeure, tant sur le plan politique qu’économique. Un séisme dont les répercussions continuent de se faire sentir plusieurs mois après.
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes
L’explosion du taux d’emprunt
Les données économiques révèlent l’ampleur du choc. Le taux d’emprunt de la France a connu une envolée spectaculaire : initialement compris entre 1,2% et 1,5%, il a grimpé jusqu’à 4,5% après la dissolution.
Cette hausse vertigineuse témoigne de la défiance des marchés financiers face à l’instabilité politique hexagonale.
Une croissance en berne
La croissance économique n’a pas échappé à cette tourmente. Elle est passée de près de 2% à un niveau quasiment nul, selon les observations de l’ancien Premier ministre.
Un effondrement qui illustre la fragilité de l’économie nationale face aux turbulences institutionnelles.
Le chômage en nette progression
Le marché de l’emploi subit également les contrecoups de cette période troublée. Le taux de chômage est passé de 7,5% durant le mandat d’Attal à près de 9% actuellement.
Une détérioration significative qui affecte des centaines de milliers de Français.
Un positionnement stratégique pour la présidentielle
Gabriel Attal a quitté Matignon en septembre 2024, remplacé par Michel Barnier. Il brigue désormais la magistrature suprême pour le parti Renaissance.
Sa stratégie repose sur la valorisation de son bilan à la tête du gouvernement. L’ancien Premier ministre tente de se démarquer de l’héritage d’Emmanuel Macron, dont il fut pourtant l’un des plus fidèles soutiens.
Cette prise de distance avec les décisions du chef de l’État marque un tournant dans sa communication politique, alors que la campagne présidentielle entre dans sa phase décisive.

