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Angers: des gendarmes transformaient leur caserne en arsenal de guerre clandestin

Une affaire hors norme secoue la gendarmerie du Maine-et-Loire. Derrière l’uniforme, un double visage : celui de militaires censés faire respecter la loi, mais accusés d’avoir constitué en secret un véritable arsenal de guerre. Des armes détournées, des symboles interdits, et une passion déviante pour l’histoire la plus sombre.

Un arsenal digne d’un film découvert dans une caserne

Lorsque les enquêteurs ont pénétré dans les locaux de la caserne d’Angers, ils ne s’attendaient pas à une telle découverte. Dans la chambre et le bureau d’un gendarme du Psig, un arsenal complet a été mis au jour.

Au menu : des chargeurs d’AK-47, plusieurs armes de poing, des carabines et même un fusil d’assaut STG 44, emblématique de la Seconde Guerre mondiale. Un équipement qui n’avait absolument rien à faire entre les mains d’un militaire en dehors de toute mission officielle.

Une deuxième perquisition encore plus inquiétante

Mais ce n’était que le début. La fouille de la chambre d’un second membre du Psig a révélé une collection bien plus préoccupante. Les gendarmes ont découvert pas moins de 25 armes, dont sept classées en catégorie A, la plus dangereuse.

S’y ajoutaient des grenades, des détonateurs, une mine vidée et un drapeau nazi. La quantité de matériel était telle que l’intervention des démineurs s’est imposée pour sécuriser les lieux.

Des objets récupérés pendant le service

Interrogé, le second gendarme a reconnu avoir amassé ces équipements durant son service, notamment lors de ses passages à un point de dépôt d’armes abandonnées par des particuliers. Une pratique totalement illégale qui témoigne d’un détournement flagrant de fonction.

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Une passion morbide pour la Seconde Guerre mondiale

Les investigations ont révélé que le premier gendarme nourrissait une fascination prononcée pour les armes et l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Une passion qui a visiblement dérivé vers la collection illégale et l’accumulation compulsive.

Cette obsession pour une période historique tragique ne s’est pas limitée aux armes : elle s’est accompagnée de symboles interdits, témoignant d’une dérive idéologique inquiétante.

Un troisième homme dans le réseau

L’enquête a permis d’identifier un civil impliqué dans ce réseau clandestin. Cet homme aurait joué le rôle d’acheteur et de revendeur d’armes, établissant un véritable trafic parallèle.

La perquisition menée à son domicile a confirmé les soupçons. Les enquêteurs y ont trouvé plusieurs armes non déclarées et un espace entièrement dédié à la guerre et au IIIe Reich, confirmant une admiration malsaine pour le régime nazi.

Une alerte lancée par la hiérarchie

L’affaire a démarré en mars 2023, à la suite d’un signalement transmis au procureur par le commandement de la gendarmerie du Maine-et-Loire. Un militaire était alors soupçonné d’avoir détourné des armes abandonnées par des particuliers en 2022.

Ce signalement interne démontre que la hiérarchie a réagi face à des soupçons grandissants, déclenchant une enquête qui a rapidement pris de l’ampleur.

Deux carrières brisées, un jugement attendu

Les deux anciens gendarmes, âgés de 29 et 45 ans, ont quitté l’institution suite à ces révélations. Leur parcours professionnel s’est brutalement arrêté, entaché par des accusations graves.

Ils comparaissent ce lundi 5 octobre 2026 devant la justice, aux côtés du civil impliqué. Les charges retenues contre eux : détention et cession illégales d’armes de guerre, des infractions passibles de lourdes peines.

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Un dossier explosif sur le banc des accusés

Ce procès s’annonce comme l’un des plus sensibles pour la gendarmerie locale. Il soulève des questions sur les contrôles internes, la gestion des armes saisies et la vigilance face aux dérives idéologiques au sein des forces de l’ordre.

L’issue de ce jugement sera scrutée de près, tant par l’institution militaire que par l’opinion publique, soucieuse de comprendre comment une telle situation a pu se développer sans être détectée plus tôt.

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