Alors que des millions de contribuables s’apprêtent à recevoir leur remboursement fiscal, les cybercriminels redoublent d’ingéniosité. Une vague d’arnaques vise actuellement les Français en attente de leur restitution d’impôts. Les autorités tirent la sonnette d’alarme.
Un remboursement massif attendu d’ici la fin du mois
Entre le vendredi 24 juillet et le vendredi 31 juillet, près de 13 millions de foyers fiscaux recevront leur remboursement d’impôts sur le revenu. Le montant moyen s’élève à 1 057 euros par foyer bénéficiaire.
Les contribuables ayant communiqué leurs coordonnées bancaires à l’administration recevront un virement. Sur leur relevé apparaîtra le libellé “REMB IMPOT REVENUS” émis par “DGFIP FINANCES PUBLIQUES”.
Pour ceux qui n’ont pas renseigné de compte bancaire auprès du fisc, un chèque sera envoyé par courrier postal.
Les cybercriminels passent à l’offensive
Profitant de cette période propice, les escrocs multiplient les tentatives de hameçonnage. Cybermalveillance.gouv.fr, la plateforme de sécurité numérique du gouvernement, alerte sur ces pratiques frauduleuses.
Des messages trompeurs par tous les canaux
Les arnaques prennent différentes formes : emails, SMS ou même appels téléphoniques. Tous prétendent annoncer un remboursement d’impôts et invitent à effectuer une action rapide.
L’objectif des fraudeurs est clair : collecter des informations personnelles et bancaires pour ensuite vider les comptes des victimes ou usurper leur identité.
Les réflexes à adopter pour se protéger
Les autorités rappellent un principe fondamental : l’administration fiscale ne demande aucune démarche pour procéder au remboursement d’un trop-perçu. Le versement s’effectue automatiquement.
La règle d’or consiste à ne jamais cliquer sur des liens transmis par email ou SMS prétendant permettre de récupérer son argent. Ces messages, aussi convaincants soient-ils, sont des pièges.
En cas de doute sur un message reçu, il est préférable de se connecter directement à son espace personnel sur le site officiel impots.gouv.fr plutôt que de suivre un lien suspect.

