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Finances

Épargne retraite : écarts frappants dans les gains des contrats en 2025

Les Plans d’épargne retraite continuent de séduire les Français qui préparent leur avenir. Si la gestion pilotée reste le choix par défaut proposé par les assureurs, ses performances varient considérablement selon le profil de risque adopté et l’horizon de placement. L’année 2025 révèle des écarts spectaculaires entre les meilleurs et les pires contrats du marché.

Comment fonctionne la gestion pilotée d’un PER

La gestion profilée “à horizon” constitue le mode d’investissement automatique appliqué par les compagnies d’assurance. Ce mécanisme repose sur un principe de désescalade progressive du risque.

Concrètement, une fraction de l’épargne est initialement positionnée sur des unités de compte comportant une part de risque. Au fil du temps, cette exposition diminue graduellement. À l’approche de la cessation d’activité, la quasi-totalité des capitaux sont transférés vers des supports sécurisés.

L’alternative de la gestion autonome

Les épargnants conservent la possibilité de renoncer à ce pilotage automatisé. Ils peuvent alors gérer eux-mêmes la répartition de leurs actifs en fonction de leurs objectifs personnels.

Attention toutefois : contrairement à la gestion profilée, la sécurisation des plus-values n’intervient pas automatiquement. L’épargnant doit activement procéder aux arbitrages nécessaires lorsque la retraite approche.

Des performances 2025 en légère baisse globalement

L’étude Good Value for Money révèle les rendements moyens annuels 2025 des différentes stratégies de gestion pilotée.

Le profil prudent affiche une performance de 4,21%, en recul par rapport aux 4,36% enregistrés en 2024. La gestion équilibrée maintient sa performance à 5,39%, stable par rapport à l’exercice précédent.

Du côté des profils plus audacieux, la gestion dynamique atteint 5,93% contre 6,03% un an plus tôt. Le profil offensif, quant à lui, culmine à 6,56%.

Une analyse détaillée de 240 gestions profilées

Good Value for Money a passé au crible les performances 2025 de 240 gestions pilotées. L’analyse couvre quatre profils distincts selon l’échéance de départ : 30, 25, 15 ou 5 ans avant la liquidation.

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« Il y a à la fois du très bon et du très mauvais pour l’épargnant. Good Value for Money est tombé sur des performances négatives pour certaines gestions. A l’inverse, certaines gestions dynamiques ou offensives ont réussi à délivrer des performances nettes supérieures à 20% sur certaines échéances »

Profil prudent : la sécurité avant tout

Ce mode de gestion génère le niveau de risque le plus faible, avec environ 20% de l’épargne investie en supports non garantis. La performance globale moyenne nette de frais s’établit à 4,99% sur l’ensemble des échéances.

À 30 ans de la cessation d’activité, le rendement moyen atteint 4,99%. Il s’effrite progressivement pour passer à 4,89% à 25 ans, 4,75% à 20 ans, puis 4,43% à 15 ans. À cinq ans du départ, il tombe à 3,03%.

Profil équilibré : entre prudence et ambition

Cette stratégie positionne entre 40% et 50% de l’épargne sur des unités de compte. Le rendement moyen atteint 6,31% à 30 ans de l’échéance.

Les performances déclinent ensuite : 6,18% à 25 ans, 6,10% à 20 ans, 5,81% à 15 ans, pour finir à 3,78% à cinq ans du départ. L’écart entre les meilleurs et les pires contrats est spectaculaire : 21,49% pour le plus performant contre seulement 0,96% pour le moins bon.

Profil dynamique : le pari de la croissance

Les épargnants ayant opté pour ce profil acceptent d’investir 70% de leur capital sur des actifs plus volatils. La performance globale moyenne sur une échéance de 30 ans s’élève à 6,70%.

À 25 ans de la retraite, le rendement moyen atteint 6,63%, puis 6,50% à 20 ans et 6,30% à 15 ans. À cinq ans du départ, il reste à 4,50%. Là encore, les disparités sont vertigineuses : le meilleur contrat dépasse les 21,49% tandis que le plus faible plafonne à 0,89%.

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Profil offensif : la nouveauté 2025

Analysé pour la première fois par Good Value for Money, ce profil ultra-dynamique place 80% de l’encours sur des unités de compte et seulement 20% sur un fonds en euros sécurisé.

À 30 ans de l’horizon de liquidation, le rendement moyen grimpe à 7,41%. Il atteint 7,22% à 25 ans, 7,29% à 20 ans, puis redescend à 6,51% à 15 ans et 4,97% à cinq ans du départ.

La meilleure performance observée en gestion offensive à plus de 20 ans de la retraite s’élève à 10,70%. À l’opposé, la plus basse performance reste à 3,57%.

L’obligation d’investir dans les actifs non cotés

Depuis 2024, une fraction de l’encours détenu doit obligatoirement être orientée vers des actifs non cotés. Cette catégorie inclut notamment les fonds européens d’investissement à long terme (FEILT ou ELTIF) et les fonds communs de placement à risques (FCPR).

Les seuils pour le profil prudent

Jusqu’à 20 ans avant la date de liquidation envisagée, 6% de l’encours doivent être investis en actifs non cotés. Ce taux descend à 4% jusqu’à 15 ans, puis à 2% jusqu’à 10 ans.

Les obligations du profil équilibré

Le profil équilibré impose 8% d’investissement en actifs non cotés jusqu’à 20 ans avant l’échéance. Cette proportion évolue ensuite : 6% jusqu’à 15 ans, 5% jusqu’à 10 ans, et 3% jusqu’à cinq ans du départ.

La répartition pour le profil dynamique

Pour ce profil, l’allocation démarre à 5% jusqu’à 20 ans avant la liquidation. Elle passe à 12% jusqu’à 15 ans, 9% jusqu’à 10 ans, puis 6% jusqu’à cinq ans.

Depuis le 30 juin 2026, cette obligation d’investissement en actifs non cotés s’applique également aux Plans d’épargne retraite d’entreprise.

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