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Santé

Bronchiolite : nouvelles stratégies de prévention pour protéger les nourrissons en métropole

La saison hivernale rime souvent avec l’apparition de la bronchiolite, une infection respiratoire qui touche principalement les nourrissons. Face à ce virus redoutable, les autorités sanitaires ont mis en place plusieurs dispositifs de protection. Depuis la mi-septembre, parents et professionnels de santé disposent de nouvelles armes pour lutter contre cette pathologie qui hospitalise chaque année des milliers de tout-petits.

Un calendrier de vaccination adapté à chaque territoire

Le lancement de la campagne de prévention contre le virus respiratoire syncytial (VRS) s’est échelonné selon les zones géographiques. En métropole, les familles peuvent en bénéficier depuis le 14 septembre.

Les départements d’outre-mer suivent leur propre calendrier : la Guyane a ouvert le bal dès le 3 août, tandis que la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy ont démarré le 31 août. La Réunion a suivi le 28 septembre, et Mayotte clôture la liste au 1er octobre.

Deux approches complémentaires de prévention

L’immunisation directe du nourrisson

La première option repose sur l’administration d’anticorps monoclonaux au nouveau-né. Trois produits sont disponibles sur le marché : Beyfortus®, Enflonsia® et Synagis® pour des situations spécifiques.

Enflonsia® constitue la nouveauté de cette campagne. Ce traitement contenant du clesrovimab bénéficie d’un remboursement à 65% en ville, porté à 100% lorsqu’il est administré en maternité.

Quant à Synagis®, son utilisation reste limitée aux cas particuliers : enfants nés avant terme ou présentant des complications médicales. Ce traitement est intégralement pris en charge par l’Assurance Maladie.

La protection via la vaccination maternelle

L’alternative consiste à vacciner la future maman avec Abrysvo. Cette injection se pratique entre la 32ème et la 36ème semaine d’aménorrhée, période optimale pour transmettre les anticorps au fœtus.

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L’efficacité de cette méthode atteint 70% pendant les six premiers mois de vie du bébé. Le vaccin est totalement remboursé dans le cadre du suivi de grossesse.

Une liberté de choix laissée aux familles

La Haute Autorité de Santé ne recommande pas une stratégie plutôt qu’une autre. Les parents peuvent donc opter pour l’approche qui leur convient le mieux.

Pour faciliter cette décision, un document comparatif listant les bénéfices et limites de chaque méthode a été élaboré. Cet outil permet aux familles de faire un choix éclairé en fonction de leur situation.

Des précautions supplémentaires pour les naissances prématurées

Certaines circonstances nécessitent une vigilance accrue. Si l’accouchement survient dans les deux semaines suivant la vaccination maternelle, ou en cas de naissance prématurée, les experts préconisent le recours aux anticorps monoclonaux.

Cette double précaution garantit une protection optimale aux nouveau-nés les plus vulnérables, qui n’auraient pas eu le temps de développer suffisamment d’anticorps via la vaccination de leur mère.

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