Les automobilistes français n’en finissent plus de voir leur budget carburant exploser. Dans un contexte de tension persistante sur les marchés pétroliers, les prix à la pompe viennent d’atteindre des sommets historiques. Une situation qui pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages et ravive les inquiétudes économiques.
Un record historique pour le diesel
Le tarif moyen du gazole en France vient de franchir la barre symbolique des 2,39 euros le litre. Ce nouveau plafond historique pulvérise le précédent record établi en avril 2026, qui s’élevait alors à un peu plus de 2,38 euros.
Cette flambée touche l’ensemble du territoire national. Les conducteurs de véhicules diesel, particulièrement nombreux dans l’Hexagone, sont les premiers impactés par cette hausse vertigineuse.
Le SP95-E10 n’est pas épargné
L’essence la plus prisée des Français, le SP95-E10, n’échappe pas à cette inflation galopante. Son prix atteint désormais 2,17 euros le litre, se maintenant largement au-dessus du pic de 2,11 euros enregistré en 2022.
Cette progression continue place ce carburant, pourtant réputé plus accessible, dans une zone tarifaire jamais observée auparavant sur le marché français.
Des disparités géographiques marquées
Les écarts de prix entre les différentes stations-service révèlent des disparités importantes sur le territoire. Plus de 700 établissements affichent le gazole à un tarif dépassant les 2,5 euros le litre.
La situation devient encore plus critique dans certains points de vente. Environ 70 stations proposent même le diesel à plus de 2,7 euros, un niveau record pour ces enseignes.
L’essence aussi à des prix extrêmes
Concernant le SP95-E10, plus d’une centaine de stations commercialisent ce carburant à 2,4 euros ou davantage. Ces tarifs exceptionnels concernent principalement les zones isolées ou les axes autoroutiers.
Une analyse basée sur des données massives
Ces moyennes nationales reposent sur un échantillon de plus de 9000 stations-service réparties dans toute la France. La méthodologie utilisée garantit une représentation fidèle de la réalité du marché.
Pour être intégrées dans le calcul, les stations doivent avoir déclaré leurs tarifs sur le site gouvernemental dans un délai de moins de 31 jours. Ce critère assure la fiabilité et l’actualité des données collectées.
Des ajustements pour certaines enseignes
Le délai de prise en compte peut être étendu dans certains cas spécifiques. Cette adaptation intervient notamment lorsque le prix semble volontairement plafonné, comme le pratiquent les stations TotalEnergies selon l’analyse des données.

