La question revient régulièrement sur la table des ménages français soucieux de maîtriser leur budget énergétique. Entre gestes écologiques et économies concrètes, l’extinction nocturne de sa box Internet suscite débats et interrogations. L’Agence de régulation des communications électroniques (Arcep) livre des chiffres éloquents sur cette habitude de consommation qui pourrait bien peser plus lourd qu’on ne l’imagine.
Une consommation électrique permanente et souvent méconnue
Les box Internet installées dans les foyers français engloutissent chaque année 3,3 térawattheures d’électricité. Ce chiffre représente 2,2% de la facture énergétique globale des ménages, selon les données de l’Arcep.
Un constat frappe par son ampleur : 95% de la consommation électrique d’une box se produit indépendamment de son utilisation réelle. Autrement dit, que vous naviguiez sur Internet ou que personne ne soit connecté, votre équipement continue de consommer presque autant.
En pratique, un boîtier standard absorbe entre 10 et 15 watts en continu. Sur une année complète, avec une moyenne de 12W fonctionnant 24 heures sur 24, cela équivaut à environ 105 kWh, soit une dépense annuelle d’environ 26€ au tarif de 0,25€/kWh.
Combien peut-on économiser en débranchant huit heures par nuit ?
L’extinction de votre box durant huit heures nocturnes permet de réduire sa consommation d’un tiers. Cette simple habitude génère une économie comprise entre 7 et 11€ annuellement.
Cette somme peut sembler modeste à première vue. Mais combinée à la coupure d’autres appareils en veille dispersés dans le logement, le total des économies franchit la barre des 100€ par an.
Les équipements en veille : des vampires énergétiques silencieux
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) estime que les appareils en mode veille représentent jusqu’à 15% de la facture d’électricité hors chauffage et eau chaude, soit plus de 100€ annuels pour un ménage moyen.
Inventaire des principaux consommateurs passifs
La télévision absorbe entre 1 et 5W en veille, pouvant générer jusqu’à 15€ de coûts annuels. Un ordinateur fixe éteint mais branché consomme entre 2 et 10W.
Les consoles de jeux nouvelle génération comme la PS5 ou la Xbox en mode repos mobilisent entre 3 et 10W. Les machines à café à capsules gaspillent de 1 à 4W, tandis qu’un simple micro-ondes affichant son horloge numérique consomme 1 à 2W.
Même les chargeurs de téléphone restés branchés sans appareil connecté continuent de puiser du courant dans le réseau électrique.
Quelles solutions pratiques pour limiter le gaspillage ?
L’Ademe recommande l’utilisation de multiprises équipées d’interrupteurs permettant de couper toutes les veilles d’un seul geste. Cette méthode simple évite de débrancher chaque appareil individuellement.
Certaines multiprises proposent des interrupteurs individuels par prise, offrant ainsi la possibilité de choisir précisément quels équipements désactiver. Pour la box Internet, un programmateur horaire peut être programmé pour rallumer automatiquement l’appareil avant le réveil.
Les inconvénients à prendre en compte avant de tout débrancher
Téléphonie fixe et connexions VoIP
Le téléphone fixe fonctionnant via la box en technologie VoIP cesse de fonctionner dès l’extinction du boîtier. Il reste inaccessible jusqu’au redémarrage complet.
Mises à jour et temps de rallumage
Les mises à jour automatiques s’effectueront lors du prochain démarrage, ajoutant quelques minutes supplémentaires au temps de redémarrage habituel. Une box nécessite généralement entre 2 et 5 minutes pour redevenir opérationnelle.
Systèmes de sécurité connectés
Les caméras de surveillance et alarmes connectées via Wi-Fi se retrouvent désactivées durant la coupure nocturne. Si votre système de sécurité dépend entièrement du réseau Wi-Fi, il est préférable de maintenir la box allumée. Vérifiez si votre alarme dispose d’un mode de fonctionnement local autonome.

