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Les Émirats coupent les ailes aux vols iraniens, la Turquie seul refuge

Le ciel du Golfe se ferme progressivement aux compagnies aériennes iraniennes. Dans un contexte de sanctions américaines renforcées, les Émirats arabes unis viennent de prendre une décision radicale qui bouleverse les liaisons aériennes régionales et complique drastiquement les déplacements de millions d’Iraniens.

Une rupture brutale des liaisons aériennes

Depuis le 24 septembre, aucun avion iranien ne peut plus atterrir sur le sol émirati. Les autorités ont décidé d’interrompre l’ensemble des vols en provenance d’Iran pour respecter les sanctions imposées par Washington.

Cette mesure vise à se conformer aux restrictions américaines qui frappent de plein fouet le secteur aérien iranien. Les entreprises sont désormais interdites de ravitailler en kérosène les appareils battant pavillon iranien.

Dubaï, une destination clé devenue inaccessible

La métropole émiratie constituait jusqu’alors la principale porte d’entrée au Moyen-Orient pour les voyageurs iraniens. Plusieurs rotations quotidiennes reliaient les deux pays, facilitant les échanges commerciaux et familiaux.

Cette liaison stratégique permettait à des milliers de passagers de transiter chaque semaine entre Téhéran et le hub international de Dubaï.

Un isolement progressif qui s’accentue

Le Turkménistan a également pris des mesures restrictives en interdisant aux compagnies iraniennes de traverser son espace aérien. Cette décision a des répercussions immédiates sur certaines routes.

Majid Akhavan, porte-parole de l’Organisation de l’aviation civile, a déclaré : « Le Turkménistan n’ayant pas autorisé les compagnies aériennes iraniennes à survoler son espace aérien, le vol Téhéran-Douchanbé […] n’a pu atterrir à destination et a dû retourner à l’aéroport Imam Khomeini de Téhéran ».

La Turquie devient l’unique échappatoire

Face à la multiplication des interdictions, les voyageurs iraniens se tournent massivement vers la Turquie. Le pays devient désormais l’option principale pour ceux qui souhaitent quitter leur territoire ou y retourner.

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Cette concentration sur une seule destination risque de créer des tensions sur les capacités d’accueil et de faire grimper les prix des billets.

Des compagnies qui résistent malgré tout

Malgré le durcissement des sanctions, plusieurs petites compagnies iraniennes maintiennent leurs opérations vers certaines destinations internationales. La Chine et l’Arménie continuent notamment d’accueillir des vols iraniens.

L’Iran dispose d’un réseau d’environ 30 compagnies aériennes. Iran Air et Mahan Air demeurent les deux principaux transporteurs pour les liaisons internationales, bien que leurs capacités soient désormais sévèrement limitées.

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