Moins connue que la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson, cette pathologie neurodégénérative reste pourtant un enjeu majeur de santé publique. Provoquée par l’accumulation de dépôts spécifiques dans le cerveau, elle affecte aujourd’hui des dizaines de milliers de personnes en France, souvent sans diagnostic précoce.
Une maladie difficile à identifier
La maladie à corps de Lewy résulte de l’accumulation de la protéine alpha-synucléine dans certaines régions du cerveau. Ces dépôts, appelés “corps de Lewy”, provoquent des troubles cognitifs progressifs qui compliquent le quotidien des malades.
Son identification reste complexe en raison de symptômes moins évidents que ceux d’autres pathologies neurodégénératives. Cette difficulté diagnostique retarde souvent la prise en charge médicale adaptée.
200 000 personnes concernées en France
Environ 200 000 Français vivent actuellement avec cette maladie. Elle se déclare généralement après l’âge de 50 ans, sans distinction particulière de profil.
Parmi les personnalités publiques touchées figurent Nathalie Baye, Catherine Laborde ou encore l’acteur américain Robin Williams, décédé des suites de cette pathologie.
Les quatre symptômes caractéristiques à surveiller
Des difficultés d’attention marquées
Les malades éprouvent des difficultés à suivre une conversation ou à organiser des tâches simples du quotidien. Les gestes habituels deviennent moins fluides en raison de problèmes de traitement de l’information.
Des fluctuations de l’état de conscience
Contrairement à la maladie d’Alzheimer, les patients connaissent une alternance entre moments de lucidité et phases de confusion. Ces variations peuvent survenir plusieurs fois dans une même journée.
Cette fluctuation quotidienne constitue un élément distinctif majeur pour le diagnostic différentiel.
Des hallucinations fréquentes et détaillées
Près de 80% des malades présentent des hallucinations visuelles ou auditives. Ces manifestations se révèlent souvent particulièrement précises et élaborées.
Des troubles du sommeil précoces
Les perturbations du sommeil peuvent apparaître bien avant les autres symptômes. Elles se traduisent par des mouvements, des paroles ou des cris pendant la nuit.
Ce signe avant-coureur mérite une attention particulière car il peut permettre une détection plus précoce.
Quelle prise en charge médicale ?
Aucun traitement curatif n’existe actuellement pour cette maladie. Le diagnostic définitif relève de la compétence d’un neurologue, après des examens approfondis.
Une fois le diagnostic établi, une prise en charge des symptômes peut être proposée aux patients pour améliorer leur qualité de vie au quotidien.

