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Nouveau nom symbolique pour effacer l’héritage colonial au célèbre col mexicain

Un geste symbolique fort secoue l’histoire mexicaine. Entre deux volcans majestueux, un passage légendaire s’apprête à changer de nom pour tourner la page de la colonisation et célébrer les racines autochtones du pays.

Un nouveau nom pour effacer l’empreinte coloniale

La présidente Claudia Sheinbaum a annoncé sa volonté de rebaptiser le célèbre “Paso de Cortés”. Ce col de montagne, niché entre les volcans Popocatépetl et Iztaccíhuatl, portera désormais le nom de “Paso de los Pueblos Indígenas”.

Cette initiative vise à rendre hommage aux peuples indigènes qui habitent le territoire mexicain depuis des millénaires. Le nom actuel fait référence au conquistador espagnol Hernán Cortés, qui emprunta ce passage stratégique au XVIe siècle avant de conquérir Tenochtitlán.

Une politique de réhabilitation historique assumée

Cette décision s’inscrit dans la continuité des actions menées par l’ancien président Andrés Manuel López Obrador. La dirigeante mexicaine poursuit les efforts de valorisation du patrimoine et de l’histoire autochtone du pays.

Récemment, elle avait déjà procédé au changement de nom d’un cyprès emblématique de la capitale. Cet arbre, lié à une défaite espagnole historique, a été rebaptisé “Arbre de la nuit victorieuse”.

Des symboles qui racontent une nouvelle histoire

Ces modifications toponymiques ne sont pas anodines. Elles reflètent une volonté politique de redéfinir le récit national en plaçant les peuples indigènes au centre de l’identité mexicaine.

Le passage montagneux concerné occupe une place particulière dans l’imaginaire collectif, marquant géographiquement et symboliquement la route empruntée lors de la conquête.

Des tensions diplomatiques avec Madrid

Ces initiatives raviven les frictions entre le Mexique et l’Espagne. En 2019, López Obrador avait formellement sollicité des excuses officielles de Madrid concernant les violences commises durant la Conquête espagnole.

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Claudia Sheinbaum maintient cette exigence, ce qui a considérablement refroidi les relations bilatérales entre les deux nations. Le dossier historique reste ouvert et sensible.

Une reconnaissance partielle de l’Espagne

En mars 2026, le roi Felipe VI a franchi un pas en reconnaissant de “nombreux abus” perpétrés durant la conquête espagnole de l’Amérique au XVIe siècle.

Cette déclaration, bien que significative, ne constitue pas les excuses formelles réclamées par les autorités mexicaines. Le dialogue reste marqué par des positions contrastées sur cet héritage colonial.

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