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Santé

Pandémie hantavirus : une patiente entre la vie et la mort à Paris

L’arrivée d’un nouveau virus sur le territoire national relance les inquiétudes sanitaires. Les autorités françaises ont immédiatement renforcé leur dispositif de contrôle et de prévention après la détection d’un premier cas d’hantavirus chez une voyageuse revenue d’une croisière. Une situation qui mobilise désormais l’ensemble du gouvernement.

Une patiente entre la vie et la mort à Paris

Une passagère d’un navire de croisière a été hospitalisée à Paris après avoir été testée positive à l’hantavirus. Son état de santé s’est “malheureusement dégradé” dans la nuit de dimanche à lundi.

Selon le Premier ministre qui s’est exprimé lundi soir sur X, la patiente se trouve “toujours en réanimation dans un état stable”. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a toutefois indiqué que son état de santé était “très critique”.

Un dispositif d’isolement renforcé pour les cas contacts

Les autorités françaises ont drastiquement durci les mesures sanitaires. Tous les cas contacts doivent désormais être placés en “quarantaine renforcée en milieu hospitalier” et non plus à leur domicile.

Cette décision vient modifier un décret publié dans la nuit de dimanche à lundi au Journal officiel, qui prévoyait initialement une quarantaine à domicile. Le changement témoigne de la volonté des autorités d’agir rapidement.

Vingt-deux personnes identifiées comme contacts à haut risque

Au total, 22 cas contacts ont été recensés lundi matin. Huit passagers voyageaient à bord du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg. Quatorze autres se trouvaient dans l’avion Johannesbourg-Amsterdam le même jour.

Une croisiériste néerlandaise, infectée et décédée, avait voyagé à bord du premier vol et était brièvement montée dans l’avion pour Amsterdam sans effectuer le trajet complet.

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Surveillance sanitaire des autres passagers rapatriés

Parmi les cinq passagers français rapatriés dimanche et placés à l’isolement à l’hôpital Bichat, quatre sont “toujours testés négatifs”. Ils font l’objet “d’un processus d’isolement renforcé en milieu hospitalier”.

Huit “cas contacts à haut risque” français ayant partagé le vol d’une personne malade il y a 15 jours “ne présente(nt) de symptômes”. Tous les occupants du MV Hondius, parti le 1er avril d’Ushuaïa, sont considérés comme des “contacts à haut risque” et devront être surveillés pendant 42 jours.

Un bilan déjà lourd pour la croisière

Trois personnes ayant voyagé à bord du MV Hondius ont trouvé la mort. L’OMS a confirmé une infection à l’hantavirus dans deux cas, le troisième étant un cas probable.

En plus de ces trois décès, six cas confirmés et deux autres probables ont été signalés. Ces chiffres témoignent de la dangerosité potentielle du virus.

L’hantavirus des Andes, une souche rare et mortelle

La variante détectée à bord du navire de croisière est l’hantavirus des Andes, une souche rare qui présente des caractéristiques particulièrement préoccupantes.

Cette souche peut se transmettre d’homme à homme. Le délai d’incubation peut aller jusqu’à six semaines, rendant le suivi des cas contacts complexe.

Un taux de létalité alarmant

La maladie peut provoquer un syndrome respiratoire aigu. Son taux de létalité peut dépasser 40% selon les spécialistes, ce qui explique la mobilisation des autorités sanitaires.

La ministre de la Santé appelle à briser les chaînes de transmission

La ministre de la Santé a insisté sur l’urgence d’agir : “Ce qui est important, c’est d’agir tout au début”, “c’est-à-dire de briser les chaînes de transmission du virus”.

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Deux réunions interministérielles sur l’hantavirus auront lieu chaque jour à Matignon. Le Premier ministre a reçu des spécialistes de l’épidémiologie lundi soir pour faire le point sur la situation.

Des stocks suffisants de matériel sanitaire

La ministre de la Santé a assuré que la France disposait des stocks nécessaires de masques et de tests. “J’ai évidemment demandé un état des lieux qui permet de confirmer que nous en avons assez” mais “l’organisation depuis le Covid a permis de faire en sorte que nous avons assez de stocks de masques, de stocks de tests”, a-t-elle ajouté.

L’OMS se veut rassurante malgré la gravité

L’Organisation mondiale de la Santé se veut rassurante devant le “faible” niveau de risque épidémique. Le virus serait moins contagieux que le Covid-19.

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a déclaré : “Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance, sur la base d’un virus que l’on connaît, d’où les 42 jours d’isolement qui ont été décidés et un objectif qui reste le même, protéger les Françoises et les Français”, appelant à “ne pas créer de panique”.

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