Une décision surprenante qui bouscule la stratégie navale des États-Unis. L’ancien président, de retour aux affaires, vient de trancher en faveur d’une technologie jugée dépassée par de nombreux experts militaires. Cette mesure pourrait coûter des milliards de dollars au contribuable américain.
Un retour en arrière technologique assumé
Le président américain a donné l’ordre de réintégrer les catapultes hydrauliques et à vapeur sur les futurs bâtiments de guerre de la Navy. Selon lui, cette technologie ancienne présenterait davantage de garanties de fiabilité que les systèmes modernes actuellement en service.
L’USS Doris Miller, dont la mise en service est programmée pour 2034, sera le premier navire concerné par cette modification radicale. Ce changement de cap intervient alors que les États-Unis avaient investi massivement dans les systèmes électromagnétiques de nouvelle génération.
Une facture de plusieurs milliards de dollars
Les conséquences financières de ce revirement s’annoncent considérables. Le coût estimé pourrait atteindre plusieurs milliards de dollars, sans compter les retards potentiels dans la construction des navires.
Mark Kelly, sénateur démocrate et ancien astronaute de la NASA, n’a pas tardé à critiquer cette intervention présidentielle. Selon lui, le chef de l’État ne devrait pas intervenir dans les décisions techniques relevant de la compétence de la Navy.
Une industrie navale en difficulté pointée du doigt
Dans une note officielle, Donald Trump évoque une “base industrielle de construction navale atrophiée” qui pénalise gravement les capacités américaines. Cette situation ralentirait considérablement les délais et alourdirait les coûts de fabrication et de maintenance des bâtiments militaires.
Pour contourner ces obstacles, le Pentagone reçoit l’autorisation de se tourner vers des fournisseurs étrangers. Cette ouverture vers l’international vise à accélérer les cadences de production dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes.
General Atomics réagit avec prudence
L’entreprise General Atomics, conceptrice et fabricante des catapultes électromagnétiques actuellement installées sur les porte-avions américains, a réagi avec diplomatie. La société estime que cette décision nécessite un “réexamen attentif” avant toute mise en œuvre.
La France et la Chine parient sur l’électromagnétisme
Pendant que Washington fait marche arrière, d’autres puissances navales suivent la trajectoire inverse. La Marine nationale française étudie activement l’intégration de cette technologie électromagnétique pour ses futurs porte-avions.
La Chine a déjà franchi le pas et déployé ces systèmes sur ses navires de guerre les plus récents. Cette divergence stratégique place les États-Unis dans une position paradoxale face à leurs concurrents.
Une obsession présidentielle qui date de 2017
Cette annonce ne constitue pas une surprise pour les observateurs avertis. Depuis 2017, Donald Trump exprime publiquement ses réserves concernant les systèmes électromagnétiques de lancement d’aéronefs.
Il les juge systématiquement insuffisants et moins performants que les catapultes à vapeur traditionnelles, malgré les arguments techniques développés par les ingénieurs de la Navy et les industriels du secteur.

