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Trump défie l’Iran avec un ultimatum menaçant, le Moyen-Orient sous tension

La tension atteint un point de non-retour au Moyen-Orient. Alors que le détroit d’Ormuz reste fermé, le président américain Donald Trump a lancé un ultimatum sans précédent à Téhéran, menaçant d’anéantir l’ensemble du pays si ses exigences ne sont pas satisfaites. Les négociations s’intensifient tandis que les premières frappes militaires secouent déjà la région.

Une menace d’anéantissement qui glace le monde

Le chef d’État américain n’a pas mâché ses mots ce lundi. « Toute une civilisation va mourir ce soir », a-t-il déclaré, fixant l’échéance à mardi 7 avril à 20h00, heure de Washington. Cette sortie fracassante intervient alors que le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour l’approvisionnement mondial en pétrole, demeure bloqué.

Le vice-président JD Vance s’est montré plus mesuré, évoquant « des outils » que les États-Unis n’auraient pas encore utilisés. Il se dit néanmoins optimiste quant à l’issue des discussions en cours. « Nous sommes actuellement en pleines négociations », a confirmé Donald Trump.

Face aux spéculations, la Maison Blanche a fermement démenti sur X toute intention de recourir à l’arme nucléaire, qualifiant de « bouffons » ceux qui l’insinuent.

L’Iran campe sur ses positions malgré les pressions

Téhéran ne plie pas. Le régime iranien affirme être prêt à « tous les scénarios » et a rompu toute diplomatie directe avec Washington. Une proposition de cessez-le-feu en dix points aurait été rejetée par les autorités iraniennes.

Les exigences de l’Iran sont claires : fin définitive du conflit, arrêt des frappes israéliennes sur le Hezbollah au Liban, protocole de passage sécurisé dans le détroit d’Ormuz, reconstruction et levée des sanctions. Téhéran demande également des garanties contre de futures attaques.

Sur le terrain, des chaînes humaines se sont formées autour des installations stratégiques. Des milliers d’Iraniens se sont mobilisés pour protéger les centrales électriques de Bouchehr, où se trouve le réacteur nucléaire, ainsi que celles de Tabriz et Mashhad.

Une médiation pakistanaise qui s’intensifie

Le Premier ministre pakistanais a demandé à Donald Trump de repousser son ultimatum de deux semaines et appelé Téhéran à rouvrir le détroit. L’ambassadeur iranien au Pakistan estime que les efforts diplomatiques approchent d’une « étape critique ».

L’Iran a indiqué examiner « de façon positive » cette demande de trêve temporaire. Toutefois, Islamabad s’est engagé aux côtés de l’Arabie saoudite en cas d’intensification du conflit.

Des frappes massives déjà en cours

Les paroles ont laissé place aux actes. L’armée israélienne a annoncé plusieurs vagues de frappes aériennes sur le territoire iranien, visant les infrastructures du régime. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a confirmé avoir touché des ponts, des voies ferrées ainsi que des avions de transport et hélicoptères sur une base militaire.

Des explosions ont retenti à Téhéran et Karaj dans la nuit de lundi à mardi, puis de nouveau mardi matin dans la capitale. Des frappes israélo-américaines ont endommagé un pont près de Qom et un autre près de Kashan, faisant deux morts et trois blessés.

L’île de Kharg dans le viseur

L’île de Kharg, point névralgique de l’industrie pétrolière iranienne, a été la cible de frappes américaines sur plus de 50 cibles militaires. Les installations pétrolières auraient toutefois été épargnées, limitant l’impact sur les exportations.

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Le baril de pétrole américain WTI a grimpé de plus de 2% suite à ces opérations, tandis que le Brent de la mer du Nord a progressé de 0,41%.

Un incident diplomatique majeur

Une synagogue de Téhéran a été « entièrement détruite » lors de frappes israélo-américaines. L’armée israélienne a exprimé des « regrets », affirmant avoir visé un « haut commandant militaire iranien » et non un lieu de culte.

Les Gardiens de la Révolution haussent le ton

La riposte iranienne ne s’est pas fait attendre. Les Gardiens de la Révolution ont prévenu : « La période de retenue est terminée ». Ils menacent de viser les infrastructures américaines et celles de leurs partenaires, avec l’objectif de perturber l’approvisionnement régional en pétrole et gaz « pendant des années ».

Des missiles iraniens ont été tirés vers Israël, déclenchant l’activation des défenses aériennes israéliennes. Selon le renseignement ukrainien, la Russie aurait fourni à l’Iran une liste de 55 cibles d’infrastructures énergétiques israéliennes.

Le Guide suprême nouvellement désigné, Mojtaba Khamenei, serait « incapable » de travailler et recevrait des soins médicaux à Qom après avoir été blessé lors d’une frappe qui a tué des membres de sa famille.

La condamnation internationale se multiplie

Le Pape Léon XIV a jugé « inacceptable » la menace de Trump d’« anéantir la civilisation iranienne ». Le chef de l’ONU s’est dit « très préoccupé » par ces propos.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a rappelé que cibler les infrastructures civiles constitue « un crime de guerre ». L’ambassadeur iranien à l’ONU a dénoncé les déclarations du président américain comme « profondément irresponsables ».

Un veto sino-russe au Conseil de sécurité

La Russie et la Chine ont opposé leur veto à une résolution du Conseil de sécurité réclamant le déblocage du détroit d’Ormuz. Le texte avait obtenu 11 voix pour, 2 contre et 2 abstentions. Les pays du Golfe ont exprimé leurs « regrets » face à ce blocage.

Le Golfe retient son souffle

Bahreïn a prévenu que la patience des pays du Golfe a des « limites » face aux attaques iraniennes. Le Koweït a exhorté ses citoyens à rester chez eux à partir de minuit. Le Qatar a averti que la région est « proche du point où l’escalade ne pourra plus être contrôlée ».

Le pont reliant l’Arabie saoudite à Bahreïn a été fermé « par précaution ». En Arabie saoudite, sept missiles balistiques lancés vers l’est du pays ont été interceptés, des débris tombant près d’infrastructures électriques. Un complexe pétrochimique à Jubail a été touché par des attaques.

Le Liban pris dans la tourmente

L’armée israélienne a lancé un appel à évacuation aux habitants de Tyr, dans le sud du Liban, où elle poursuit ses frappes contre le Hezbollah. Tous les bateaux ont reçu l’ordre d’évacuer la zone maritime jusqu’à Tyr en prévision d’une opération militaire.

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Les frappes israéliennes au Liban ont tué 1 530 personnes depuis le 2 mars. L’armée israélienne annonce avoir achevé son déploiement avancé jusqu’à une « ligne de défense avancée ».

Un convoi d’aide humanitaire du Vatican a dû rebrousser chemin près de la frontière israélienne après avoir essuyé des tirs. Trois Casques bleus indonésiens ont perdu la vie fin mars, tués par un tir israélien et un engin explosif du Hezbollah.

L’Irak et la Syrie dans la ligne de mire

Cinq explosions ont été entendues dans le centre de Bagdad. Un combattant des Brigades du Hezbollah a été tué lors d’une frappe israélo-américaine près de la frontière syrienne.

Des drones lancés d’Irak ont visé les abords d’une base américaine dans le nord-est de la Syrie. Trois d’entre eux ont été interceptés.

Le Kurdistan irakien frappé

Au Kurdistan irakien, deux civils ont été tués par un « drone chargé d’explosifs venu d’Iran » qui s’est écrasé sur leur domicile. Des explosions ont été entendues près de l’aéroport d’Erbil. Quatre missiles visant le consulat américain ont été interceptés.

Le Premier ministre du Kurdistan irakien, Masrour Barzani, a dénoncé l’attaque de drone comme un « crime de guerre ».

La réaction française et européenne

Emmanuel Macron convoque un Conseil de défense mercredi à 8h30 sur la « situation en Iran et au Moyen-Orient ». Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot s’oppose aux frappes contre des infrastructures civiles, estimant que l’ultimatum de Trump n’est « pas le premier ».

L’Italie affirme que le peuple iranien ne doit pas payer pour les actions de son gouvernement, tout en condamnant les attaques iraniennes.

Une crise énergétique qui s’aggrave

Les Bourses européennes et Wall Street ont terminé ou ouvert en baisse. La Banque centrale européenne estime que la dépendance de l’Europe aux énergies fossiles menace la stabilité des prix.

En France, environ 18% à 25% des stations-service étaient en rupture de stock d’au moins un carburant après le week-end de Pâques, en raison de problèmes logistiques. Au Sri Lanka, 320 millions de dollars d’aide ont été débloqués pour les victimes de la crise énergétique.

Des libérations dans le chaos

Les ex-détenus français Cécile Kohler et Jacques Paris sont « libres et en chemin vers le territoire français » après trois ans et demi de détention en Iran. Leur libération intervient en pleine escalade militaire.

L’assignation à résidence de Mahdieh Esfandiari, une Iranienne condamnée en France et citée comme possible monnaie d’échange, a été levée. Un journaliste japonais de la NHK, Shinnosuke Kawashima, détenu depuis janvier, a également été libéré.

Incidents en Turquie

Un assaillant « lié à une organisation terroriste » a été tué et deux policiers blessés lors d’une fusillade devant le consulat israélien à Istanbul. Les diplomates israéliens avaient été évacués avant l’incident.

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