Face à un constat alarmant sur l’endettement collectif et l’appauvrissement individuel des Français, le ministre de l’Intérieur multiplie les rencontres avec les acteurs économiques. À moins d’un an de la présidentielle, il dévoile un programme ambitieux axé sur les entreprises et les entrepreneurs.
Un diagnostic sans appel sur la situation économique française
Le responsable politique dresse un bilan préoccupant : la France s’endette collectivement tandis que ses citoyens voient leur pouvoir d’achat diminuer. Cette double peine justifie selon lui une refonte complète de la politique économique nationale.
Son ambition affichée vise à restaurer la confiance des entrepreneurs et à renouer avec une prospérité durable. Le monde des affaires constitue la cible prioritaire de son offensive politique.
Des mesures radicales pour alléger le coût du travail
La suppression totale des charges au-delà de 36 heures
La proposition phare du ministre repose sur une exonération complète des cotisations sociales après la 36e heure hebdomadaire. Cette mesure concernerait aussi bien les employeurs que les salariés.
L’objectif affiché consiste à valoriser davantage le travail et à encourager l’activité économique par une fiscalité allégée sur les heures supplémentaires.
40 milliards restitués aux entreprises
Pour combler le retard de compétitivité face aux partenaires européens, Bruno Retailleau envisage de restituer 40 milliards d’euros en cotisations sociales et impôts aux entreprises françaises.
Cette enveloppe considérable symbolise sa volonté de replacer les sociétés hexagonales sur un pied d’égalité avec leurs concurrentes du continent.
Une révolution normative et constitutionnelle
Le responsable des Républicains souhaite engager un “choc normatif” en simplifiant drastiquement les réglementations. Il prévoit notamment la suppression des normes jugées absurdes qui pèsent sur l’activité économique.
Plus radical encore, il propose une révision constitutionnelle pour éliminer le principe de précaution, considéré comme un frein à l’innovation et à l’entrepreneuriat.
Une flexibilité accrue du droit du travail
La stratégie inclut la possibilité pour les entreprises de déroger aux dispositions du Code du travail via des accords d’entreprise négociés. Cette mesure vise à restaurer la confiance entre direction et salariés.
Cette flexibilité s’inscrit dans une vision globale articulée autour de trois piliers : prospérité économique, ordre social et fierté nationale.
Un candidat adoubé par le monde patronal
Bruno Retailleau multiplie les rencontres avec les organisations professionnelles et les grands acteurs économiques. Il a notamment échangé avec le Medef, l’UFE, TF1 ou encore Canal+.
Il bénéficie du soutien de François Asselin, président de la CPME, et de Pierre Danon, trésorier du mouvement Les Républicains, consolidant ainsi son ancrage dans la sphère entrepreneuriale.
Une déclaration d’intention claire
Le ministre ne cache pas ses intentions : “Je veux sortir de tout ce qui a affaibli l’entreprise française depuis des décennies.”
Cette formule résume son programme et son positionnement politique en vue de l’échéance électorale de 2027, où il aspire à incarner le candidat pro-business de la droite républicaine.

