Image default
Finances

Nouveau congé parental cet été : un plafond qui inquiète les hauts salaires

La France s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa politique familiale. Dès cet été, un dispositif inédit va permettre aux jeunes parents de prolonger leur présence auprès de leur nouveau-né, avec une rémunération partielle garantie par la Sécurité sociale.

Un dispositif complémentaire aux congés existants

À compter du 1er juillet prochain, un tout nouveau congé voit le jour. Il s’ajoute aux dispositifs déjà en vigueur comme les congés de maternité, de paternité ou encore d’adoption.

Chaque parent dispose ainsi de la possibilité de prendre un ou deux mois supplémentaires auprès de son enfant. Ce congé présente une grande souplesse : il peut être utilisé simultanément par les deux parents ou en alternance, et même être fractionné selon les besoins de la famille.

Une seule contrainte temporelle : cette période doit impérativement être prise dans les neuf mois qui suivent l’arrivée ou la naissance de l’enfant.

Quelle compensation financière pour les parents ?

Le système d’indemnisation repose sur un calcul basé sur la moyenne des trois derniers mois de salaire. Le taux de rémunération évolue selon la durée du congé pris.

Pour le premier mois d’absence, les parents percevront 70 % de leur salaire net. Ce pourcentage descend à 60 % si un deuxième mois est utilisé.

Un plafonnement qui fait débat

L’indemnisation se heurte toutefois à un plafond fixé à 4 005 euros mensuels, correspondant au plafond de la Sécurité sociale applicable au 1er janvier 2026.

Cette limitation signifie que toute rémunération dépassant ce montant ne sera pas prise en compte dans le calcul. Une réalité qui impacte directement les revenus les plus élevés.

Découvrez aussi :  Stationnement : l'astuce fiscale incontournable depuis 2018 pour les professionnels

Des pertes financières significatives pour les cadres

Les salariés aux revenus supérieurs au plafond devront faire face à un manque à gagner substantiel. Les calculs révèlent des écarts importants selon le niveau de rémunération.

Un parent touchant 4 005 euros nets verra son pouvoir d’achat amputé d’environ 2 800 euros sur deux mois. Pour un salaire de 5 000 euros, la perte grimpe jusqu’à 4 800 euros.

Quant aux salaires atteignant 6 000 euros nets, le sacrifice financier pourrait dépasser 6 800 euros sur la même période. Face à ces montants, certains cadres envisagent déjà de limiter leur absence à un seul mois.

Les entreprises peuvent-elles compenser ?

Soléna Busson-Mars, représentante de l’ANDRH, constate que des interrogations émergent concernant le niveau d’indemnisation. Des solutions existent néanmoins au niveau des organisations.

Certaines entreprises ont la possibilité de proposer des compensations financières supplémentaires. Celles-ci peuvent être inscrites dans des conventions collectives ou négociées via des accords d’entreprise spécifiques.

Important à noter : aucune obligation légale n’impose aux employeurs de verser un complément de rémunération. Cette démarche relève de la seule initiative de l’entreprise.

Une avancée saluée malgré les limites

Du côté de l’ANDRH, l’accueil reste positif. L’organisation y voit une véritable progression en matière de partage de la parentalité et d’égalité professionnelle entre les sexes.

L’intérêt croissant manifesté par les pères constitue un signal encourageant. Toutefois, l’association souligne deux conditions essentielles à la réussite du dispositif.

D’une part, une indemnisation suffisamment attractive pour ne pas décourager les parents. D’autre part, un accompagnement adapté des entreprises pour faciliter l’organisation et l’acceptation de ces absences prolongées.

Découvrez aussi :  PSA Banque booste l'épargne avec un taux de 4,50% et prime de 80€

Laissez un commentaire

Postes similaires

Attention à la fraude en ligne : ces arnaques courantes qui pourraient vous ruiner

Pierre Durand

Impôts : la réforme 2026 piège-t-elle votre épargne salariale ?

Kamar

CAC 40 chute avant Paris, l’ombre de l’inflation et géopolitique plane

Pierre Durand