L’affaire a de quoi inquiéter les patients atteints de maladies auto-immunes rares. Un traitement prescrit à plusieurs centaines de personnes en France vient d’être brutalement retiré de la circulation après la survenue d’effets indésirables mortels. Les autorités sanitaires européennes ont pris une décision radicale face à l’accumulation de signalements alarmants.
Une décision européenne motivée par des effets hépatiques mortels
La Commission européenne a ordonné le retrait du Tavneos le 4 août 2026. Ce médicament, connu scientifiquement sous le nom d’Avacopan et développé par le laboratoire Amgen, était utilisé pour traiter certaines pathologies auto-immunes particulièrement rares.
La raison invoquée ne laisse aucune place au doute : un rapport bénéfice/risque devenu défavorable. En clair, les dangers du traitement surpassent désormais ses bienfaits thérapeutiques. Les autorités ont notamment pointé du doigt des effets secondaires graves sur le foie, ayant entraîné plusieurs décès.
Vingt morts recensées au Japon depuis 2022
C’est au Japon que l’alerte a pris toute son ampleur. Depuis la commercialisation du Tavneos par le groupe Kissei en 2022, vingt décès ont été officiellement signalés dans l’archipel. Ces cas mortels ont contraint les instances sanitaires à réévaluer le profil de sécurité du médicament à l’échelle mondiale.
Cette série de décès a provoqué une réaction en chaîne aboutissant à la décision de retrait dans l’ensemble de l’Union européenne.
Un rappel express organisé en France
L’Hexagone a réagi rapidement suite à la décision européenne. Dès le 16 août 2026, les professionnels de santé français ont été alertés sur la situation. Trois jours plus tard, le 19 août, un rappel de tous les lots a été déclenché sur le territoire national.
Environ 600 prescriptions avaient été délivrées en France, ce qui représente un nombre relativement limité de patients concernés. Néanmoins, chaque cas nécessite une prise en charge médicale adaptée et urgente.
Consignes strictes pour les médecins prescripteurs
Les autorités sanitaires ont émis des directives claires à destination du corps médical. Il est formellement demandé d’arrêter l’initiation de nouveaux traitements par Tavneos, sans exception.
Les médecins doivent également orienter leurs patients vers des alternatives thérapeutiques adaptées. Pour ceux qui sont encore sous traitement pendant la période de transition, une surveillance hépatique renforcée s’impose afin de détecter au plus tôt tout signe d’atteinte du foie.
Que doivent faire les patients actuellement traités ?
Les personnes prenant actuellement du Tavneos reçoivent des recommandations précises. Première règle absolue : ne pas arrêter le traitement de leur propre initiative. Un arrêt brutal pourrait en effet aggraver leur état de santé.
Il est impératif de contacter immédiatement le médecin prescripteur pour organiser une consultation et définir une stratégie thérapeutique alternative. Cette démarche doit être effectuée sans délai.
Les symptômes qui doivent alerter
Certains signes doivent conduire à une consultation médicale en urgence. Parmi eux : une fatigue inhabituelle, des nausées persistantes, un jaunissement de la peau ou des yeux, ou encore des douleurs abdominales.
Ces manifestations peuvent révéler une atteinte hépatique nécessitant une prise en charge immédiate. Face à l’un de ces symptômes, il convient de consulter un médecin dans les plus brefs délais.

