Les tensions montent au sein de l’exécutif face à la multiplication des blocages dans les établissements scolaires. Le gouvernement pointe du doigt les responsabilités politiques et menace d’intervenir fermement.
Une stratégie de déstabilisation selon Matignon
Sébastien Lecornu ne mâche pas ses mots. Le Premier ministre a directement visé La France insoumise, accusant le parti de “semer le chaos” à travers le mouvement de blocage qui touche les lycées français.
Lors de ses déclarations, il a ciblé nommément Mathilde Panot et l’organisation menée par Jean-Luc Mélenchon. Pour le chef du gouvernement, cette mobilisation s’inscrit dans une stratégie de perturbation orchestrée en amont de l’élection présidentielle.
“La violence fait partie de votre projet politique de bordélisation du pays”, a-t-il lancé, établissant un lien direct entre les élus insoumis et les débordements observés dans certains établissements.
Un bilan humain préoccupant
Les conséquences de ces mobilisations inquiètent l’exécutif. Sébastien Lecornu a évoqué un bilan qu’il qualifie de “le plus lourd depuis des décennies” concernant les blessés.
Ce décompte inclut aussi bien les élèves que les forces de l’ordre et le personnel de l’Éducation nationale, témoignant de la violence de certains affrontements.
Une dizaine de lycées concernés
Le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, a fait état d’“une dizaine” de lycées bloqués au 28 septembre 2026, selon son décompte officiel.
Ce mouvement trouve son écho sur les réseaux sociaux, où les appels à la mobilisation se multiplient. Les jeunes manifestants invoquent un sentiment d’injustice et dénoncent la dégradation de leurs conditions de vie.
La menace d’une intervention policière
Face à l’ampleur du phénomène, le gouvernement hausse le ton. Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, et Edouard Geffray ont conjointement averti de l’intervention des forces de l’ordre.
Cette mesure serait déclenchée en cas de violences caractérisées ou de blocages totaux empêchant le fonctionnement normal des établissements scolaires.
LFI accusée de surenchère
Sébastien Lecornu a poursuivi ses critiques en dénonçant “une surenchère irresponsable” de la part des élus de La France insoumise. Il les accuse d’encourager activement l’extension du mouvement de blocus.
Le Premier ministre estime que le parti d’opposition exploite la colère lycéenne à des fins purement partisanes, dans une perspective électorale.
“Mentir sur les intentions du gouvernement ne vous sauvera pas électoralement”, a-t-il déclaré, accusant LFI de désinformation pour alimenter la contestation.

